Au fil des mois, la situation s'est dégradée porte d'Aubervilliers. Désormais, près de 2500 clandestins, hommes, femmes et enfants, survivent dans des conditions inhumaines au milieu de consommateurs de crack (qui seraient environ 140) dans ce qui est devenu un véritable bidonville en bordure de périphérique, improvisé avec des tentes et des cabanons de fortune, en proie a la violence.
L'organisation France terre d'asile, qui dénonce une situation « inacceptable », hésite parfois à se rendre dans les secteurs où les tensions sont les plus vives. « La situation est désormais intenable », affirme un membre de l'association.
Promis « avant la fin de l'année 2019 » par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le démantèlement de ce "camp de la honte" devrait finalement intervenir autour du 20 janvier. C'est en tout cas ce que le préfet de région, Michel Cadot, a assuré en inaugurant, il y a plusieurs jours, un nouveau centre d'accueil et d'examen des situations (CAES) dans le XVIIIe arrondissement de Paris.