July 21, 2022
Quand l’ARCOM (ex-CSA) fait la chasse aux blancs !

L’ARCOM (Autorité de la régulation de la communication audiovisuelle et numérique), né de la fusion du CSA et d’Hadopi, est le nouveau super-gendarme de l’audiovisuel et de l’internet français. Régulation du contenu des émissions, décompte du temps de parole en temps de campagne, lutte contre la désinformation (fake-news), le complotisme et les contenus haineux; les prérogatives de l’ARCOM sont larges. Nous pouvons désormais y ajouter : réalisation de statistiques ethniques ! L’organisme tentaculaire a en effet rendu un rapport ce mardi 19 juillet qui estime que le nombre de personnes non-blanches à la télévision a connu une baisse en 2021. Un fait - contestable - qui semble inquiéter le régulateur. Selon ce rapport, les “personnes perçues comme non-blanches” ne réprésenteraient que 14% des individus figurant dans les programmes audiovisuels en 2021, une baisse de 2% par rapport à l’année 2020. “On voit qu’il reste extrêmement difficile pour les éditeurs de représenter la société française” commente Carole Bienaimée Besse, membre de l’ARCOM interrogée par Le Monde. “Dès qu’on baisse la garde, on voit bien que le naturel revient au galop", ajoute-t-elle. Le naturel étant visiblement la tendance des Français à exclure les minorités (ethniques et sexuelles) de leurs programmes télé. Ces statistiques sont pourtant à remettre en question. Nicolas Faure, sur sa chaîne YouTube Sunrise, faisait déjà état le 4 juillet dernier d’une sur-représentation des minorités ethniques dans les encarts publicitaires diffusées sur les grandes chaînes,
de l’ordre du simple au double! La partialité de l’ARCOM est déjà légendaire. La NUPES a bénéficié d’un favoritisme ahurissant de la classe médiatique lors de la dernière campagne électorale. Leur temps de parole a même dépassé la barre des 50% du temps de parole général sur bon nombre de médias : LCI, FranceInter, FranceInfo, RTL, RMC, BFM TV, C8 (liste non-exhaustive) sans qu’aucune sanction ne soit entreprise par la nouvelle autorité de régulation à l’égard de ces chaînes. Silence radio de l’ARCOM également sur la complaisance des grandes chaînes vis à vis d’Emmanuel Macron, notamment lorsque TF1 présentait une interview du président enregistrée et montée plusieurs jours en avance comme un entretien en direct. En revanche, CNEWS est régulièrement l’objet de mises en demeure et de sanctions de l’ARCOM pour délit d’opinion. Comment expliquer ce parti-pris idéologique évident d’un organisme administratif de l’État ?