January 25, 2019
Radars vandalisés, combien ça va réellement coûter ?

Bonjour à tous et bienvenue sur l'Info en Continu !
Pour débuter l'après-midi, je vous propose de revenir sur le coût réel des réparations des dégâts commis sur les radars automatiques depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes. L'estimation à un demi milliard des coûts de réparation est elle fondée ? Selon Breizh Info, ce n'est pas si simple :
(...) Le Parisien titre sur un scoop : les radars vandalisés – 60% du parc total officiellement – coûteraient 512.8 millions d’euros à l’État, donc au contribuable. De quoi mettre un peu d’eau au moulin de la communication du gouvernement contre les Gilets jaunes. En réalité la vraie facture est dix fois inférieure. « Et serait même de zéro si l’État comprenait une fois pour toutes que les Français ne veulent pas de radars sur leurs routes : certains ont déjà été incendiés à plus de cinq reprises au même emplacement depuis la crise des Bonnets Rouges », remarque Paul, un Gilet jaune breton rencontré sur un rond-point.
Selon Valérie Rabault (PS), ex-rapporteur général du budget à l’Assemblée Nationale, « on peut tabler sur 500 millions d’euros de manque à gagner pour l’État et 50 millions de réparations », soit une vraie facture de 50 millions d’euros. Le Parisien arrive de son côté à 82.3 millions d’euros de réparations et 430 millions d’euros de manque à gagner.
Cependant ces deux chiffres sont des estimations, dont rien n’est vraiment sûr (...) Cependant, même en reprenant l’estimation du Parisien, c’est-à-dire « *Jusqu’à 80 000 € pour un radar fixe, le plus courant *» s’il est entièrement détruit, nous arrivons à 32 millions d’euros de réparations pour les radars brûlés.
(...) Si le gouvernement ne désarme pas, les Français non plus. En Sarthe (72), 15 radars sur 22 sont hors-service, dans l’Aude (11) au moins 8 dont tous ceux des abords de Narbonne, dans le Vaucluse (84) et en Charente (16) ils sont tous hors service. Le Courrier Picard a sillonné la Picardie et n’a relevé que deux cabines en état en Oise (Blincourt et Arsy), ainsi que quatre en Somme (Tilloloy, Grivilliers, Glisy, Fouilloy), en Corrèze d’après le préfet la moitié sont hors service – contre 5 sur 21 à Noël – dont deux brûlés (Burg sur la RD901 et le tunnel de Cornil sur la RD1089).
extrait d'un article de Louis Moulin pour Breizh Info