Philippe Hategekimana, 66 ans, arrivé en France en 1999 et naturalisé en 2005, s’était reconverti comme agent de sécurité, travaillant entre autres, pour l’université de Rennes 2. Cet ancien adjudant-chef de gendarmerie, est renvoyé devant la Cour à partir de ce mercredi 10 mai et jusqu’au 30 juin pour « génocide, crimes contre l’humanité et participation à une entente » en vue de la préparation de crimes. L’homme est soupçonné des meurtres de dizaines de civils tutsis dont le bourgmestre de Ntyazo, Narcisse Nyagasaka, et de « l’attaque et le massacre » de 300 civils tutsis réfugiés sur la colline de Nyamugari. Philippe Hategekimana, naturalisé sous le nom de Philippe Manier conteste ses accusations.