June 28, 2021
Stalingrad : la colline a “cracké”

Pas une semaine ne se passe sans que le quartier de Stalingrad (Paris) ne fasse défavorablement parler de lui. Près de deux mois après les feux d’artifices tirés en pleine rue pour faire fuir dealers et consommateurs de cracks, les toxicomanes ont essuyé de nouveaux tirs de mortiers d’artifices, samedi. Selon les premiers témoignages, ces tirs émaneraient d’une vingtaine de jeunes du quartier qui auraient pris la fuite au moment de l’intervention des forces de l’ordre. Nouvelle preuve du ras-le-bol des riverains, qui n’hésitent plus à se faire justice eux-mêmes face à l'inaction des autorités publiques. La situation est tout simplement devenue ingérable et elle ne fait que s’aggraver au fur et à mesure que les jours passent.
La semaine dernière déjà, un enfant en bas âge a été blessé à l'œil par une toxicomane. Face à cela et aux appels au secours des riverains désespérés, la mairie de Paris fait une nouvelle preuve de son incompétence.
Seule réponse des autorités publiques : parquer les toxicomanes dans** le jardin d’Eole**, à proximité du quartier de Stalingrad, dans le 18ème arrondissement. Ainsi, l’aire de jeux pour enfants s’est transformée en une véritable salle de shoot à ciel ouvert.
Et alors que les incidents s'enchaînent,** la municipalité socialiste aurait une nouvelle décidé de déplacer le problème faute de pouvoir le régler. **
Mais où ? Telle est la question. Un temps évoquée, la ZAC Bercy-Charenton ne ferait plus partie des solutions envisagées. A la place, la mairie de Paris réfléchirait à une solution de facilité avec la Friche Ordener-Poissonniers, située à moins de 2km du quartier Stalingrad et toujours dans le 18ème arrondissement.
Ainsi, la mairie de Paris ne réfléchit plus à une véritable solution pour mettre un terme à ces nuisances mais simplement à avoir la paix ne serait-ce que pour quelques jours sur le sujet. Les dealers et les consommateurs de crack devraient donc arpenter de nouveaux quartiers de Paris. Reste juste à savoir quelles seront les prochaines victimes de l’inaction des pouvoirs publics.