«Nous serons ensemble, riverains et commerçants, pour crier notre désarroi et notre ras-le-bol», expriment les habitants «excédés par l’occupation permanente de leur quartier par les dealers».
Le rassemblement est prévu ce samedi 10 février à 17 heures devant l'hôtel de ville, organisé par Nicolas Costa pour dénoncer la situation dans la rue Élie Gintrac, qu'il qualifie d'"infestée de dealers". Il déplore également la présence de personnes faisant des jeux d'argent et urinant dans la rue, ainsi que les agressions potentielles subies par les habitants et commerçants. Costa affirme avoir été menacé de mort à deux reprises et insulté presque quotidiennement, soulignant l'impunité des dealers qui opèrent en groupe, parfois jusqu'à 3 heures du matin, sans être inquiétés.
Ce mouvement de ras-le-bol s'inscrit dans un contexte plus général d'impunité des dealers de drogues en France. Pour rappel, dans son rapport sur « l’état de la menace », l’Office antistupéfiants (Ofast) décrit le rôle des groupes criminels étrangers et français, alors que le marché de la cocaïne est en forte expansion. Cette montée en puissance s’accompagne bien évidemment d’une exacerbation de la violence dans le pays.