July 17, 2019
Union Européenne : des nouvelles têtes toujours plus loin des citoyens

Ursula von der Leyen est devenue mardi présidente de la Commission européenne. Cette femme âgée de 60 ans, proche de la chancelière Merkel et membre des chrétiens démocrates allemands a été élue à la tête de la commission européenne par les députés à Bruxelles. Une élection qui n’a pas suscité un grand enthousiasme dans une Europe qui paraît toujours plus éloignée des peuples.
Cette dernière a recueilli seulement 383 voix parmi les 751 députés que compte la chambre européenne, soit seulement 0 voix de plus que la majorité requise, quand son prédécesseur Jean-Claude Juncker avait obtenu 422 suffrages. Un recul qui s’explique par les difficultés qu’ont rencontré les différentes coteries européennes à trouver un compromis… Pour séduire un panel large de députés, cet ancien ministre et député allemand a verdit son discours, comprendre, elle est allée sur le terrain de l’écologie pour grappiller des voix sur sa gauche alors que les vote du PPE et des libéraux seulement lui étaient acquis.
Un peu plus d’écologie de façade et un report envisageable du Brexit… la formule a su convaincre les élus… mais semble une nouvelle fois à des années lumières des attentes des citoyens européens. En effet, l’écologie bruxelloise s’apparente toujours plus à une écologie punitive par le haut et déconnecté du réel quant aux menaces sur le Brexit, elles s’inscrivent directement dans une culture de la négation du vote britannique et plus généralement du suffrage citoyen.
En bref, des institutions déconnectées des peuples et finalement souvent peu connues de ceux-ci… des commissions très puissantes face à une assemblée élue qui leur concède volontiers ses pouvoirs… au-delà d’un scrutin qui aura consacré une présidente de la Commission très mal élue, la crise institutionnelle qui couve reflète les divergences de point de vue sur le rôle que doit avoir Bruxelles selon les citoyens…
Et si l’Union fait la force, force est de constater que cette UE semble bien incapable de se comporter comme une puissance comme en témoigne son état de quasi-vassalité vis-à-vis de Washington. Pour cette fois, l’UE et ses institutions sont sauves, elles s’en sortent même à bon compte. Mais les nouvelles équipes en place ne devront pas perdre de vue le niveau de défiance de nombreux citoyens envers elles et ce pour de multiples raisons.
Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir.