12 mars 2019
À la une de Minute

Prendre un enfant par la main… et se retrouver à la morgue !
Incorrigibles. Indécrottables. Toujours dégoulinant de bons sentiments. Et toujours aussi potentiellement criminels. Le débat fait rage sur les plateaux télé, à la radio, dans les journaux. Dans le meilleur des cas, il est formulé ainsi, comme lundi dernier sur le plateau des Grandes Gueules de RMC : « Faut-il rapatrier les enfants de djihadistes français détenus en Syrie ? » La présentation est mensongère. A plus d’un titre.
Ces enfants de «djihadistes français », ce sont les enfants de salopards, qui, en vertu du droit du sol ou de l’attribution laxiste de la nationalité française, n’ont eu de français que les « papiers ». Au passé. Révolu. Car quiconque est passé à l’ennemi, quiconque a pris les armes contre la France, n’a plus aucun titre à se réclamer du pays qu’il a combattu. Va-t-on aussi devoir « rapatrier » les enfants de ceux qui, face caméra, ont brûlé leur passeport français pour bien signifier qu’ils n’appartenaient plus qu’à Allah le tout-puissant ?
On ne « rapatrie » pas celui qui a décidé de n’avoir pas d’autre patrie que l’oumma, pas plus que ses descendants. C’est peut-être dommage pour certains de ces enfants mais c’est ainsi. Au moins cela leur évitera-t-il, s’ils venaient à être scolarisés en France, d’avoir à inscrire, comme profession du père et à côté de la mention « décédé » : « Djihadiste ».
Derrière ces « enfants », les Lionceaux du califat
La présentation est mensongère à un second titre. Un « enfant de djihadiste » est perçu d’abord comme un enfant.Ce qu’il n’est pas. Ce qu’il n’est plus. Quel que soit son âge. Soit qu’il a vu de ces horreurs qu’il est interdit de montrer en France sous peine d’être accusé de relayer la propagande de l’Etat islamique et d’être traduit devant les tribunaux, ainsi que Marine Le Pen en fait les frais. Soit qu’il en a été lui-même l’auteur...
(...) Minute hebdo