24 juillet 2019
À la une de Présent

Derrière Greta, le CETA, et la France céda…
Avouez qu’il y a quelques mois, la Greta et le CETA étaient le cadet de vos soucis. A juste titre, d’ailleurs. Ce qu’il faut penser de la petite Greta, Présentl’a évoqué hier, et y revient aujourd’hui. Ce qu’il faut penser du grand CETA est plus complexe. Une chose est sûre : notre intérêt, en tant que Français, était de rejeter l’une et l’autre.
L’accord CETA a certes été adopté mercredi par l’Assemblée nationale, mais la bataille n’est pas finie : il doit maintenant passer devant le Sénat. Le vote positif des députés n’a été acquis qu’avec une majorité étriquée : 266 voix contre 213. Ce scrutin a divisé la majorité : 61 macroniens ont désavoué le gouvernement, en s’abstenant, ou même en votant contre, ce qui signifie que ces députés n’appartiennent plus à la majorité. En effet, s’abstenir ou voter contre un projet gouvernemental, préparé depuis deux ans, et déjà partiellement appliqué, c’est bien passer dans l’opposition, si les mots ont un sens.