14 décembre 2018
À la une de Présent !

« A quelque chose malheur est bon », doivent se répéter en boucle Macron, Philippe et Castaner – le trio funeste –, en considérant l’aubaine que constitue l’attentat terroriste de Strasbourg. Il leur permet en effet de la jouer indignés devant la vaste foule des « gilets jaunes », et de leur faire la morale : « Comment peut-on oser manifester au moment de ce drame qui endeuille toute la nation ? Sans oublier que manifester ne ferait qu’ajouter du danger au danger… » Un attentat qui pour le moins scinde les « gilets jaunes » en deux camps, ceux qui tombent dans le piège émotionnel tendu par le gouvernement, et ceux qui ne croient pas au hasard et qui crient au complot. Ceux-là sont immédiatement taxés de complotisme, un terme qui va très loin dans ses significations et ses références historiques, et qui range ses adeptes entre les doux dingues et les fanatiques. Complot ou non, les services de renseignements fonctionnent particulièrement bien en France, il n’y a qu’à voir comment Gérard Collomb s’est esquivé juste avant l’explosion des « gilets jaunes ».