20 décembre 2018
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Soros le nuisible philantrope
« Personnalité de l’année 2018 » pour le Financial Times
George Soros, né Györgi Schwartz en 1930 à Budapest dans une famille juive, est mondialement connu comme un milliardaire philanthrope, alors que les termes « milliardaire mondialiste d’extrême gauche » lui conviendraient beaucoup mieux.
Le *Financial Times *nous dit que son choix est habituellement un reflet des accomplissements de la personnalité élue, et également, dans le cas de Soros, pour « les valeurs qu’il représente ». Soros est décrit comme le « père de l’industrie des fonds spéculatifs », le « porte-drapeau de la démocratie libérale et d’une société ouverte », un homme qui a su « utiliser sa philanthropie pour combattre l’autoritarisme, le racisme et l’intolérance ».
Soros a fait sa fortune par la spéculation, d’abord sur le marché des actions obligataires, puis sur les devises. On se souvient de son attaque couronnée de succès contre la livre sterling en 1992, qui lui valut le surnom de « l’homme qui a fait sauter la banque d’Angleterre ».
Depuis trois décennies, Soros utilise internationalement sa fortune pour détruire tout ce qui est traditionnel et de bon sens, en finançant des groupes et associations toujours plus à gauche – famille, sexualité, contrôle des naissances, société, religion, libéralisation de la drogue, immigration, droits de l’homme… il n’est pas un domaine dit « progressiste » où il ne soit présent. Son but étant de créer un gouvernement mondial d’individus égaux, un monde sans barrières, frontières ou clivages.
Soros, unanimement détesté à droite, figure souvent en bonne place dans les théories du complot antisémites, et lui-même accuse fréquemment ses adversaires d’antisémitisme. Cependant, selon un article de James Kirchick dans la revue israélienne Tablet, intitulé « La vérité sur George Soros », les choses ne sont pas aussi simples et Soros a plus l’habitude de financer des groupes antisémites que de s’occuper du bien-être des juifs.
Pour Kirchick, la fondation Soros Open Society « fonctionne comme un véritable gouvernement déterritorialisé », qui poursuit son activisme en ignorant les critiques. Sa constante ingérence dans les affaires hongroises a conduit le gouvernement de Viktor Orbán à faire passer un ensemble de lois dites « Stop Soros », et la fondation a dû transférer son siège de Budapest à Berlin.
Aux Etats-Unis, Soros finance et soutient notamment l’organisation MoveOn et le groupe médiatique Media Matters, tous deux d’extrême gauche, et il est de notoriété publique que les professionnels activistes qui ont tenté de casser la candidature du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême étaient à divers titres des salariés de Soros, tout comme nombre de manifestants qui venaient interrompre les meetings électoraux du candidat Trump.
Dans un passage prémonitoire à la récente nomination, Kirchick observe : « Par le passé, les médias américains demandaient des comptes aux riches et puissants, sans tenir compte de leur appartenance politique. Mais depuis que Soros s’est autodésigné comme le chef de la gauche institutionnelle, les médias ont abandonné ce rôle […] et, parce que Soros est farouchement anti-Trump, ils sont devenus pro-Soros. »
Xavier Darc pour Présent