10 janvier 2019
A la une de Présent !

Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud rejoignent le camp national.
Bon nombre de journalistes se pressaient, en ce matin du 9 janvier, dans l’arrière-salle du café Le Wallace, dans le XVe arrondissement de Paris, où Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud donnaient de concert une conférence de presse. Sur place, pas vraiment de surprise – puisque le thème était annoncé d’emblée : ils rejoignent le Rassemblement national de Marine Le Pen – mais pas d’animosité non plus de la part des représentants des médias (...)
Garraud déclare donc « entrer en résistance », partisan d’une union entre tous ceux qui combattent la montée de l’islamisme, la délinquance, les injustices sociales. En quoi consistait donc le programme de la droite dans les années 80 ? Limitation de l’immigration, préservation de notre identité… Les valeurs du RPR d’hier sont, pour Jean-Paul Garraud, celles du Rassemblement national aujourd’hui. Ce que l’on appelle la montée du populisme ? C’est tout simplement le réveil de peuples qui ne veulent pas mourir. La majorité de nos concitoyens le ressentent : qu’ils franchissent le pas en exprimant leur vote.
Sans état d’âme
Les principales raisons qui poussent Thierry Mariani à rejoindre le parti de Marine Le Pen sont le manque de clarification au sein de LR (combien ont rejoint Macron, combien auraient continué si la cote de l’actuel président ne s’effondrait pas dans les sondages ?) et surtout, pour lui aussi, le refus obstiné de faire alliance avec d’autres partis. On ne peut gagner seul et, surtout, on ne peut gouverner seul. Or la droite, c’est l’expression qu’il a employée, est « assignée à résidence » par la gauche et par la pression médiatique.
(...) A la question : « Pourquoi n’avez-vous pas plutôt rejoint Debout la France ? », Thierry Mariani précise qu’il a estime et admiration pour Nicolas Dupont-Aignan, notamment parce qu’il a osé casser le schéma habituel à l’élection présidentielle. L’enjeu immédiat est d’empêcher En Marche d’être en tête. Plus tard, il espère qu’ils se retrouveront pour travailler ensemble au Parlement européen.
(...) Sur quoi aimerait-il insister au RN ? Actuellement, il constate que l’Europe, une des zones les plus riches, a la croissance la plus faible et un lourd chômage. L’Europe doit défendre efficacement ses entreprises, protéger ses frontières, cesser d’être le seul espace au monde ouvert ainsi à tous.
(...) Thierry Mariani a tenu à saluer la présence, dans la salle, d’étudiants de La Cocarde étudiante (alors qu’à l’université on est actuellement en pleins partiels…). Il s’agit d’un mouvement étudiant qui veut rompre avec les erreurs de ses prédécesseurs, « qui veut adapter le monde actuel à nos valeurs civilisationnelles – et non l’inverse –, qui rejette “progressisme”, libéralisme et culte des minorités, enfin qui a conscience de la catastrophe migratoire que nous subissons ». « Nous avons l’ambition, ajoutent-ils, dans les universités, d’être le point de convergence des diverses sensibilités de la (vraie) droite. L’hégémonie intellectuelle de la gauche doit être contestée, et cela passe par l’union de la droite. »