17 janvier 2019
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Brexit : cuisante défaite pour Theresa May et Bruxelles
Avec 432 voix contre l’accord de sortie de l’UE « négocié » par Theresa May et 202 voix pour, le gouvernement de Sa Majesté a enregistré mardi soir la défaite parlementaire la plus cuisante qu’ait jamais connue un gouvernement britannique. La logique et le sens de l’honneur voudraient que Theresa May présente sa démission et permette à un vrai partisan du Brexit de la remplacer, ainsi que le suggérait Nigel Farage mercredi matin sur la radio LBC UK. Le Premier ministre avait néanmoins annoncé son intention de rester à son poste même si le rejet attendu de l’accord sur le Brexit devait se confirmer, ce qui n’a pas empêché le leader du Parti travailliste Jeremy Corbyn de déposer une motion de censure dans la foulée du vote sur le Brexit.
Le vote devait avoir lieu mercredi soir, mais les commentateurs britanniques s’accordaient à dire dans la matinée que les chances de succès de cette motion de censure étaient faibles. Theresa May est en effet ressortie victorieuse d’une récente motion de censure au sein de son Parti conservateur, et même les partisans d’un Brexit dur ne veulent pas convoquer de nouvelles élections. Quant aux unionistes nord-irlandais qui ont voté contre l’accord sur le Brexit, ils ont annoncé dès mardi soir qu’ils ne soutiendraient pas la motion de censure.
En vertu d’une motion votée la semaine dernière, Theresa May a jusqu’à lundi prochain pour faire de nouvelles propositions devant la Chambre des communes. Bien malin qui pourrait dire aujourd’hui ce qu’il adviendra au 29 mars, date butoir pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE. L’option par défaut, en l’absence de nouveau vote du Parlement de Westminster, c’est un Brexit sans accord, car c’est ce qui est prévu dans la loi sur la sortie de l’UE votée à une écrasante majorité l’année dernière.
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