27 février 2019
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Macron complice du pire.
Le gouvernement s’est aligné sur les pays d’Amérique latine, sur les Etats-unis, et sur les autres pays européens, pour condamner Maduro et la dictature vénézuélienne, où tout est mis en œuvre pour interdire aux opposants de descendre dans la rue. Mais chez nous ?
RECEVANT à l’Elysée, le 26 février, 150 maires des grandes villes de l’Est de la France, le président de la république a indiqué : « c’est un miracle qu’après autant de samedis avec cette violence, il n’y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l’ordre ». Il faut en effet rendre hommage aux forces de police, dans un contexte où Castaner a eu la main plutôt lourde. Néanmoins ces manifestations ont fait de nombreux blessés, parfois très graves, dus à un armement inapproprié, disproportionné, pour faire reculer une foule désarmée. « Nous ne pouvons pas être dans une démocratie de l’émeute », a expliqué M. Macron. Mais le césarisme macronien prend des allures de dictature, de « maduronisme » quand le président veut introduire une sorte de nouvelle disposition ou de future jurisprudence : la responsabilité collective. Aller dans des manifestations susceptibles de dégénérer, cela signifierait,selon lui, « être complice du pire ». Va-t-il donner l’ordre d’arrêter, d’emprisonner, de condamner des porteurs de gilets jaunes au seul motif que des affrontements auraient eu lieu, ou même que la manifestation serait « susceptible de dégénérer » ?