12 mars 2019
À la une de Présent !

La position de Présent sur la Russie d'aujourd’hui nous coûte 35 000 euros
DANS PRÉSENT daté du mercredi 6 mars, nous vous avons raconté notre condamnation à un total de 35 000 euros à la demande d’un ancien pigiste de Présent, Bruno Fanucchi, nous obligeant à faire à nouveau appel à vous. Bruno Fanucchi participait depuis de très nombreuses années à la rédaction du journal, sous forme de piges rémunérées. Parce qu’il menait parallèlement une carrière de journaliste reporter au Parisien libéré, il écrivait donc sous pseudonyme dans les pages de Présent. Pourquoi pas ? Il n’est pas le seul dans ce cas. Ses domaines de compétence étaient la politique étrangère et plus encore la défense nationale, assurant d’ailleurs la présidence de l’Association des journalistes de défense. Les articles qu’il donnait à Présent sur la Russie étaient extrêmement sévères à l’égard de Poutine. Ses analyses étaient loin d’être inexactes, mais le ton général pouvait donner l’impression que la Russie de Poutine était pire que l’URSS de Brejnev, et digne de l’époque stalinienne. Nos lecteurs se reporteront à ses articles publiés sous le pseudonyme d’Yves Brunaud, parus notamment entre juillet 2013 et mars 2014.
« KGB un jour, KGB toujours »
Il n’est pas question de présenter le président Poutine comme le plus grand des démocrates, mais il est vrai que beaucoup d’entre vous, sans tomber pour autant dans la poutinophilie, contestaient ces analyses, essentiellement à charge, contre le président russe, et nous l’écrivaient. Vous souvenant de l’indulgence (ou de la prudence) de la presse française à l’égard d’un Brejnev ou même d’un Staline, dans le passé, vous étiez très nombreux à nous dire que la Russie de Poutine n’avait quand même rien à voir avec l’URSS de Staline, et à trouver un peu court le slogan « KGB un jour, KGB toujours » qui semblait orienter la plume de ce pigiste.
Nous avions suggéré depuis un certain temps à Bruno Fanucchi de nous donner aussi des piges sur l’engagement de l’armée française en Afrique, puisque, en tant que président de l’Association des journalistes de défense, il était amené à séjourner souvent en Afrique, et à entretenir les liens les plus cordiaux avec l’état-major français. Rien n’y a fait. Au contraire, même : Fanucchi, qui apparemment avait quitté Le Parisien dans de bonnes conditions, a décidé de cesser sa collaboration à Présent, trouvant pour prétexte à cette fin de travail commun un supposé changement de ligne de Présent. Puis il a attaqué Présent devant les prud’hommes, soutenant que sa démission trouvait sa source dans un changement de ligne du journal (...) Présent