15 mars 2019
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Vers un boycott national des magasins Etam
ETAM est une marque de lingerie féminine. C’est un groupe qui compte 4 000 points de vente dans le monde, dont 750 en France, et qui pèse un milliard d’euros de chiffre d’affaires, avec une armée d’employés. Ce mastodonte commercial et financier a été pris de panique parce qu’une « testeuse » membre du Collectif contre l’islamophobie en France, est venue tester la capacité de résistance de cette entreprise à l’islamisation. Voilà comment les choses se sont passées : une étudiante portant le voile islamique, le hidjab, s’est présentée à l’embauche dans un établissement Etam de Montpellier. Elle n’a pas été embauchée. On le comprend parfaitement, car toutes les publicités d’Etam présentent des femmes plutôt dénudées, pour vendre – ou sous prétexte de vendre – des culottes, des soutiens-gorges et des chemises de nuit. Sans jouer les pères la pudeur, il est bien certain qu’Etam ne fait guère dans la sobriété, sur ce plan. On comprend alors le raisonnement de cette recruteuse se disant qu’une femme portant le hidjab ne correspondra vraiment pas à la culture Etam ! Ecoutons ce que nous dit par exemple le prédicateur salafiste Rachid Abou Houdeyfa : « Le hidjab, c’est la pudeur des femmes, et sans pudeur, la femme n’a pas d’honneur. Et si la femme sort sans honneur, ici, qu’elle ne s’étonne pas que les gens, que les frères [musulmans], que les hommes – que ce soit des musulmans ou des non-musulmans – abusent de cette femme. »