22 mars 2019
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51 ados italiens échappent à un tueur pro-immigration

Mercredi, un chauffeur de bus d’origine sénégalaise, porteur de deux bidons d’essence, et armé également d’un pistolet et d’un couteau, a menacé les 51 adolescents qu’il transportait et annoncé, après les avoir attachés, qu’il allait les tuer tous, pour venger les noyés de la Méditerranée. Le drame a été évité de justesse.
25 lignes dans Le Monde, intégralement tirées d’une dépêche de l’AFP. 14 lignes seulement dans Le Figaro (mais un article plus consistant vendredi). L’information était pourtant peu banale, et de nature à intriguer le lecteur, et bien davantage encore à l’indigner. D’autant que toute l’affaire a été filmée, montrant le caractère dramatique d’une prise d’otage qui aurait pu tourner au carnage. Mais ce type d’information crée une terrible gêne chez les décrypteurs de l’actualité. Et ne parlons même pas de la gauche italienne, qui s’est surpassée, en doutant du caractère terroriste de l’agression, et en félicitant le chauffeur de car d’avoir su résister à la tentation… de mettre le feu au bus, avant que les enfants l’aient évacué.
L’affaire s’est passée près de Milan. Le chauffeur est un Italien d’origine sénégalaise. Il transportait 51 collégiens de retour d’une activité sportive. Le conducteur a soudain dévié de sa route, et annoncé : « Personne ne sortira d’ici vivant ! ». Menaçant les élèves d’un pistolet et d’un couteau, il les a ligotés, après leur avoir fait jeter leurs téléphones portables, puis a répandu de l’essence dans l’autocar.
Mais l’un de ces garçons, âgé de 13 ans, a réussi à se libérer, a ramassé un téléphone, et a pu prévenir les carabiniers. Ces derniers sont arrivés très rapidement, ont bloqué le bus. Le chauffeur a redémarré, en conservant près de lui deux élèves en otages. Il a forcé un premier barrage de police, percuté une voiture où se trouvaient deux passagers, qui ont pu s’enfuir avant que leur propre voiture ne prenne feu. Puis trois véhicules ont coincé le bus contre le parapet, Ayant brisé les vitres à l’arrière, les policiers ont fait sortir les enfants. Sur les vidéos diffusées sur le net, on voit toute la scène, et on entend les appels au secours des enfants. Le chauffeur a alors mis le feu à son autocar, avant d’être maîtrisé par la police.
Un geste éclatant, connu du monde entier
Ses motivations, il les avait données aux collégiens, et il les a répétées aux policiers : il s’agissait de condamner, par un geste éclatant, qui aurait été connu du monde entier, la politique migratoire du gouvernement italien.
« C’est un miracle, cela aurait pu être un carnage » a déclaré le procureur de Milan. L’homme est pour l’heure accusé de prise d’otage, tentative de massacre, incendie criminel, avec la circonstance aggravante de « terrorisme ». Son casier judiciaire comporte des antécédents comme la conduite en état d’ivresse et des agressions sexuelles sur mineurs. Un charmant porte-parole pro-immigration, que la gauche italienne a cherché, dans un premier temps, à présenter comme une victime. Qui plus est, sa prise d’otage était préméditée. Il avait posté sur Youtube une vidéo expliquant les raisons du massacre prévu.
Parmi les mesures anti-immigration de Salvini, il y a le retrait de la nationalité italienne aux ex-migrants coupables de crimes terroristes. Cette mesure avait fait hurler la gauche. Le chauffeur va être déchu de sa nationalité italienne. La gauche va-t-elle se mobiliser pour lui ? Francis Bergeron pour Présent