18 novembre 2022
Affaire Ocean Viking: Des dizaines de migrants autorisés à quitter la zone d'attente fermée à Giens, librement et sans avoir été interrogés par les autorités, car le délai maximum de 4 jours dont dispose la justice a été atteint

BFMTV rapporte que plusieurs dizaines de migrants arrivé à bord du navire "Ocean Viking" vont pouvoir quitter librement la zone d'attente fermée sur la presqu'île de Giens, une semaine après leur arrivée à Toulon, car le délai maximum de 4 jours dont disposaient les autorités pour les intérroger a été atteint. "En raison d'un trop grand nombre de dossiers à traiter et trop peu de magistrats, la justice n'a pas pu examiner les cas de plusieurs dizaines de migrants accueillis à Toulon après l'accostage de l'Ocean Viking", précise la chaîne.
*"Dès leur placement, la justice avait quatre jours pour examiner leur situation et déterminer si ces 190 majeurs et mineurs accompagnés étaient accessibles à une demande de droit d'asile ou devaient faire l'objet d'une expulsion du territoire
(...) Le délai des quatre jours arrivant à sa fin sans que le cas de 177 migrants ait pu être examiné par l'OFPRA, la police aux frontières a demandé à la justice de prolonger leur maintien en zone d'attente fermée le temps de statuer sur le fond, a appris BFMTV de source proche du dossier. Un maintien en zone d'attente réclamé par la PAF à la fois pour poursuivre l'examen des demandes de droit d'asile mais aussi procéder à des relocalisations vers d'autres pays européens qui auraient pu accueillir ces migrants venus du Mali, de Syrie, du Maroc, d'Egyste, du Pakistan ou encore du Bangladesh.*
La justice s'était préparée à examiner cette masse de demandes. Deux jours d'audience étaient prévus, cinq juges avaient été désignés pour statuer sur les 177 demandes de maintien en zone d'attente. Ces magistrats avaient alors 24 heures pour statuer, à partir de leur saisine. Problème, la police aux frontières a déposé massivement toutes les demandes le lundi. Il ne restait alors à la justice que quelques heures mardi matin pour statuer.
Les audiences ont alors débuté mardi à 9 heures du matin et se sont achevées tard dans la nuit, à 1 heure du matin. Une vingtaine de dossiers a pu être traitée par les juges dans le temps qui leur était imparti. Au terme d'une audience hallucinante, avec trop de dossiers à traiter pour ces cinq juges, avec des traducteurs en retard ou absents,* 17 migrants ont donc été remis en liberté dès mardi soir.**"*