14 avril 2020
Agnès Buzyn : quoi de neuf, docteur? - Thibault Bastide

Agnès Buzyn retrouve ses premières amours. Un mois après le premier tour des élections municipales et ses déclarations fracassantes sur le Covid-19, l’ancien ministre de la Santé a disparu des radars médiatiques. Il faut dire que les jours qui ont suivi le scrutin ont été particulièrement compliqués pour Agnès Buzyn. Après avoir quitté le gouvernement pour sauver les restes de la campagne de la République en Marche à Paris, la candidate est passée du statut de figure providentielle à vilain petit canard du parti LREM. Elle avait notamment qualifié de mascarade le maintien du premier tour des municipales affirmant par ailleurs avoir alerté le premier ministre, dès le mois de janvier, du désastre sanitaire à venir. De quoi s’attirer les foudres de son propre camp. Une descente aux enfers dont l’ancien ministre a tenté de se sortir en renfilant la blouse. En effet, l’ancien professeur d'hématologie a repris, depuis le début du mois d’avril, une activité médicale à l'hôpital militaire Percy à Clamart, dans la banlieue ouest de Paris.
Un retour discret bien loin de la campagne des municipales. Pourtant, Agnès Buzyn est toujours la candidate officielle du parti présidentiel avec** 17,6% des voix** lors du premier tour. Cependant, l’avenir politique du soldat Buzyn s’écrit désormais en pointillé. Si elle entretient encore des liens avec ses colistiers, sa présence sur la liste LREM semble illusoire. D’autant que le scrutin pourrait finalement être repoussé à mars 2021. Un report qui devrait annuler les résultats du premier tour dans les communes où le maire n’aura pas déjà été élu. De quoi permettre au parti présidentiel de revoir ses plans et selon un membre de la majorité, une remise à plat au sein de la République en Marche serait à l’étude. Une seule chose semble assurée, le remplaçant d’Agnès Buzyn ne devrait pas être Benjamin Griveaux !
Thibault Bastide