03 juillet 2019
Antisionisme, grossophobie, "agribashing"... Les députés veulent imposer un kamoulox de censures aux réseaux sociaux

Alors que la loi contre la haine sur Internet entre en discussion ce mercredi 3 juillet, les parlementaires rivalisent d'amendements pour autoriser les plateformes comme Facebook, Twitter ou YouTube à censurer sans autre forme de procès le plus de propos possibles. Quitte à faire peser un sérieux risque sur la liberté d'expression.
Connaissez-vous "l'agribashing" ? Il s'agit de "la stigmatisation des activités agricoles, d’élevage ou de vente de produits issus de l’agriculture et de l’élevage et l’incitation à des actes d’intrusion et/ou de violence vis à vis des professionnels de l’agriculture". Qui sait, peut-être vous en êtes-vous déjà rendu coupable sur les réseaux sociaux ? Pour de nombreux députés, l'impunité de ce phénomène doit toucher à sa fin : l'Assemblée nationale se penche ces jours-ci sur une proposition de loi déposée fin mars par Laetitia Avia (LREM) "visant à lutter contre la haine sur Internet".
Afin de limiter la flopée de commentaires racistes, sexistes ou homophobes en ligne, la députée veut créer un bouton de signalement qui permettra à tout un chacun de signaler un contenu choquant. Surtout, la loi prévoit l'obligation pour les plateformes hébergeant ces commentaires d'alors les retirer sous 24 heures. En cas de manquement, une sanction prononcée par le CSA pourrait atteindre jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial de la plateforme concernée. Ce qui, dans le cas de Twitter, YouTube, Facebook ou Google, atteindrait des montants faramineux.
