07 juillet 2021
Bientôt un centre pour les fumeurs de crack à Paris ?

Le crack, encore et toujours au centre de la vie parisienne… Ce mercredi, le maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé ouvrir « un premier lieu de prise en charge » pour les consommateurs de crack cet été. Un lieu d’accueil mêlant hébergement et « espace de consommation ». A Paris, il existe déjà depuis octobre 2016 une salle de shoot, pudiquement appelée salle de consommation à moindre risque (SCMR). Une deuxième a ouvert à Strasbourg, en Alsace, en novembre 2016, dans l’enceinte de l’hôpital civil. Financée par l’État, la ville de Strasbourg et les Hôpitaux de Strasbourg, la salle de shoot strasbourgeoise a coûté la modique somme de 400 000 euros.
A Paris, l’argent ne semble pas être un problème, puisque Anne Hidalgo a déclaré lors du Conseil de Paris : « Nous sommes prêts à en ouvrir plusieurs, disséminées sur l'ensemble du territoire parisien et, en lien avec l’État, au sein du Grand Paris ». Si le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est plutôt opposé aux salles de shoot, le ministre de la Santé Olivier Véran, quant à lui, jugeait*** « positif » ***le bilan des deux installations situées à Paris et à Strasbourg. Les riverains de la salle du Xème arrondissement de Paris dénoncent pour leur part une montée de l’insécurité dans le quartier, de la saleté, des bagarres entre toxicomanes, et se plaignent de croiser des individus au comportement agressif et se faisant des injections dans la rue, au vu de tous, y compris des enfants.
Un constat que partagent les habitants du quartier de Stalingrad, dans le XIXème arrondissement parisien. Depuis le démantèlement de la « colline du crack », les toxicomanes se sont installés dans le quartier. Les">
agressions et l’insalubrité sont devenues le quotidien des riverains. Afin de désengorger le quartier, les toxicomanes avaient été installés aux jardins d’Eole, un parc du XVIIIème arrondissement. Une solution qui n’avait pas vraiment arrangé la vie des habitants :le 18 juin, une toxicomane avait agressé plusieurs personnes, dont un enfant de deux ans. Le jardin a été évacué la semaine dernière, mais les toxicomanes sont toujours présents à l’entrée du parc et aux alentours. Excédés par l’inaction des services publics, les habitants sont de plus en plus tentés de régler le problème par eux-mêmes, et le nouveau plan de l’édile de Paris ne devrait pas leur rendre la vie plus agréable.