09 janvier 2020
La justice libanaise interdit à Carlos Ghosn de quitter le pays

Ce jeudi 9 janvier, la justice libanaise a interdit à Carlos Ghosn de quitter le pays après qu'il a été entendu par des enquêteurs au sujet d’un mandat d’arrêt d’Interpol à la demande du Japon, et ce au lendemain de la conférence de presse de l'ex-dirigeant de Renault à Beyrouth, selon une source judiciaire. « Le parquet général a adopté une décision interdisant à Carlos Ghosn de voyager et a demandé son dossier » judiciaire auprès du Japon, a précisé cette source.
Après plus d'un an de rebondissements après son arrestation le 19 novembre 2018 à Tokyo, l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan s'est exprimé pour la première fois publiquement mercredi à Beyrouth, au Liban lors d'une conférence de presse. Une prise de parole attendue, 10 jours après sa fuite rocambolesque du Japon alors qu'il était assigné à résidence. Ainsi, tout le monde voulait entendre la version du premier concerné.... les raisons de son arrestation mais également les conditions de son départ retentissant. Si Carlos Ghosn n'est pas rentré dans les détails concernant ce dernier point, il a néanmoins livré un témoignage dans lequel le magnat de l'automobile a dénoncé un grand complot politico-industriel. Tentant de démontrer qu'il n'a commis aucun des délits que lui reproche la justice nippone, à savoir malversations financières et abus de confiance, Carlos Ghosn en a profité pour épingler les anciens cadres de Nissan ainsi que les hauts fonctionnaires japonais qui auraient, selon lui, orchestré sa chute en 2018. Ces derniers voulaient l'empêcher d'organiser un rapprochement capitalistique plus étroit entre le constructeur japonais et son premier actionnaire, le français Renault.
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