04 juillet 2020
Chaos à bord de l'Ocean Viking. Le bateau "humanitaire", qui a recueilli 180 migrants en Méditerranée, s'est déclaré en "état d'urgence"

Bagarres, tentatives de suicide, menaces physiques envers l'équipage... SOS Méditerranée a annoncé que depuis 24 heures, "*la situation à bord (NDLR: de l'Ocean Viking) s'est détériorée au point que la sécurité des 180 rescapés et de l'équipage ne puisse plus être garantie", *obligeant le navire "humanitaire" à se déclarer en état d'urgence.
Dans son communiqué, SOS Méditerranée alerte sur "la détérioration rapide de l’état psychique de certains des rescapés à bord". Un groupe de 44 personnes se trouve en effet "en besoin d’assistance urgente", car certains de ses membres "sont dans un état de détresse psychologique aiguë, manifestant l’intention de porter atteinte à leur intégrité physique et à celle d’autres personnes à bord, y compris des membres d’équipage, ou faisant état d’idées suicidaires".
⚡️COMMUNIQUÉ L'#OceanViking a déclaré l'état d'urgence. Les autorités italiennes sont averties. La situation s'est fortement détériorée, la sécurité des 180 rescapés et de l'équipage n'est plus garantie. L'#OceanViking a besoin d'un port sûr maintenant👉 https://t.co/Gps1QMrQjV pic.twitter.com/JOEL1OmWlK
— SOS MEDITERRANEE France (@SOSMedFrance) July 3, 2020
Chaos ethnique à bord
Selon Le Point, depuis jeudi, plusieurs bagarres ont éclaté, principalement entre groupes ethniques, et six tentatives de suicide ont été recensées. Le pont est désormais divisé en plusieurs groupes: une majorité de migrants, environ 130, qui patientent dans le calme en attendant de pouvoir rejoindre les rives de l’Europe après avoir fui la Libye; une minorité agitée, pour laquelle SOS Méditerranée a demandé dans l’après-midi une évacuation médicale pour raison de « détresse psychologique aiguë », ; entre ces deux groupes, l’équipe de l’ONG, en combinaison orange, qui a dû doubler ses effectifs sur le pont pour des raisons de sécurité. Depuis vendredi, c’est aussi l’équipage qui est visé par ces menaces – parfois de mort -, émanant d’un même groupe, rapporte encore Le Point.