30 mai 2019
Comment l’alimentation ultratransformée affecte notre santé

De nouvelles études associent les aliments industriels à une augmentation du risque de maladies cardio-vasculaires et de prise de poids. Cette nourriture a pris une place importante dans les régimes modernes.
Ils sont parfois qualifiés de « fake food », d’« aliments mensongers », de « nourriture dénaturée ». Les aliments ultratransformés (AUT) sont désormais au centre de l’attention des chercheurs et des médecins nutritionnistes. Plusieurs études publiées le 30 mai dans des revues scientifiques internationales apportent de nouveaux éléments au dossier, déjà lourd, de ces aliments industriels accusés de favoriser les troubles métaboliques, l’obésité ou le diabète. Un indice pour les reconnaître : ils sont composés d’ingrédients que l’on ne trouve en général pas dans nos cuisines – la maltodextrine (sucre issu de l’hydrolyse d’un amidon ou d’une fécule), les protéines hydrolysées (exhausteurs de goût) ou les caséinates (agents émulsifiants et texturants obtenus à partir de protéines de lait), entre autres.
Ils regroupent les céréales du petit-déjeuner, les gâteaux, les biscuits apéritifs, les plats préparés, les sauces en conserve, les boissons sucrées, les soupes déshydratées… Et occupent, selon les estimations, près de la moitié des linéaires des supermarchés. Dans certains pays, comme les Etats-Unis ou le Canada, plus de 50 % des apports énergétiques viennent d’aliments ultratransformés.
Lire la suite sur Le Monde