14 mai 2019
Crack, racisme, nourriture: situation toujours très tendue entre les migrants à Paris

Difficile de faire moins accueillant que la porte d’Aubervilliers, à l’extrême nord-est de Paris. Il n’est pas dix-huit heures que les rares bars et commerces de proximité ferment déjà leurs portes. La presque inexistante vie de quartier laisse comme orphelins les longs et larges trottoirs aménagés sur les bords du boulevard Ney. Les rares badauds se pressent pour rentrer chez eux. L’ambiance sonore est incomparable avec les quartiers populaires du marché de l’Olive, dans le 18e arrondissement. Ici, les véhicules vrombissants prêts à gagner le périphérique couvrent toute tentative d’échange avec votre interlocuteur. Quelques mètres plus loin, à l’angle du boulevard Macdonald et de la rue Césaria Évora, le calme est relatif. Des migrants se massent devant le centre social Rosa Parks. Il s’agit de familles, souvent nombreuses, avec enfants, venues des quatre coins du globe. Tous cherchent un toit pour la nuit.