22 septembre 2019
Donald Trump menace une nouvelle fois de libérer 2.500 prisonniers de l'Etat islamique si l'Europe refuse de coopérer et de les récupérer

Le président Donald Trump a, à plusieurs reprises, critiqué les pays européens pour leur réticence à reprendre leurs citoyens qui avaient été combattre au Moyen-Orient dans les rangs de Daesh et avaient été capturés. Selon le président américain, après la défaite du soi-disant califat par les États-Unis, Washington compte «des milliers de prisonniers de guerre, combattants de l'Etat islamique», qui sont des ressortissants européens. Il a affirmé que les pays refusaient de coopérer, mettant en exergue la France et l'Allemagne.
Donald Trump a notamment déclaré:* "Nous demandons aux pays d’origine d’où ils venaient, d’Europe, de reprendre ces prisonniers de guerre (...) **Jusqu'à présent, ils ont refusé. **Et à un moment donné, je vais devoir dire: 'Je suis désolé, mais vous devez les reprendre ou nous les laisserons retourner à votre frontière"*.
Il a également insisté sur le fait que les États-Unis "n'auront pas des milliers et des milliers de personnes" à détenir à Guantanamo Bay, où se trouve une prison américaine pour terroristes,* "dépensant des milliards et des milliards de dollars".*
Ce n'est pas la première fois que D. Trump met en garde les pays européens contre les conséquences d'une non-coopération vis-à-vis des prisonniers de Daesh. En août, le président des États-Unis avait averti que Washington était prêt à déverser jusqu'à 2500 prisonniers de Daesh dans des pays d'Europe si ces pays ne les acceptaient pas volontairement. Il a également menacé de libérer les captifs en février, mais aucun pays n’a encore donné suite à la demande de Donald Trump. Il a ensuite repris ses menaces au sommet du G7 le mois dernier à Biarritz, en France.