04 octobre 2019
Drame de la Préfecture de police de Paris : la France de l’ensauvagement

Une nouvelle attaque au couteau à coloration islamiste ! Et cette fois-ci c’est au cœur de l’administration policière, à la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) de Paris que le drame a eu lieu. Un employé administratif s’en est pris à plusieurs de ses collègues faisant 4 morts et un blessé… un nouvel épisode marquant toujours un peu plus l’ensauvagement du pays.
Une nouvelle attaque sur le sol français
Jeudi à Paris, un individu qui travaillait dans les locaux de la Préfecture de police s'en est pris à 5 personnes, armé d’un couteau de céramique. Une fois de plus le bilan humain est lourd comme l’a immédiatement indiqué le procureur de la république. Aux quatre victimes s’ajoutent le tueur lui-même, éliminé par un policier.
Les premiers éléments sur l’identité du tueur ont rapidement fuité. Le ministre de l’Intérieur a néanmoins tenté de jouer le couplet habituel de l’homme sans problème, un individu sans problème mais pourtant trois minutes plus tard, au même point presse, le procureur ouvrait déjà la voie à une possible piste terroriste.
Une ouverture vers le procureur national antiterroriste qui sera confirmée par les premières fuites concernant le profil de l’individu. Âgé de 45 ans, l’individu est né à Fort-de-France et était sourd. Autre élément, il se serait récemment converti à l’islam ! Ce qui a le mérite de le rapprocher de nombreux faits divers récents que l’on ne dénombre plus et que l’on peine parfois à définir comme attentat… mais pour lesquels l’idéologie islamiste vient compléter un profil de déséquilibré mental plus ou moins lourd et qui pousse à l’acte ultime.
La femme de l’individu, également muette, sourde et musulmane est interrogée par les forces de police dans le cadre d’une garde à vue. La perquisition chez l’individu aurait par ailleurs, selon certaines sources, établi un profil plus islamique que le laissait entendre les premières déclarations officielles. La prise en main de l’affaire, au moins dans un premier temps, par le procureur Rémy Heitz, permet à l’exécutif de s’assurer une certaine fidélité de l’appareil judiciaire, celui-ci ayant été nommé à la demande d’Emmanuel Macron, rompant de manière flagrante avec le principe décidément bien obsolète de séparation des pouvoirs. Ce dernier est d’ailleurs souvent pointé du doigt pour les relations incestueuses qu’il entretiendrait avec l’exécutif comme en a témoigné l’enquête préliminaire qu’il avait ouverte et visant Médiapart dans l’affaire Benalla.
Au-delà des petites gesticulations politico-judiciaires qui tentent en vain, de cacher l’ampleur des menaces et de l’ensauvagement du pays, le constat qui peut être tiré après cette attaque est édifiant.
La France sombre dans le chaos ?
Un individu peut, relativement facilement, attaquer l’administration policière en son sein et surtout un membre de cette institution peut être lui-même un tel prédateur. Au-delà du drame c’est tout le pays qui semble sombrer chaque année un peu plus dans le chaos, un chaos dans lequel les fameux « déséquilibrés », les délinquants et les islamistes font la Une. L’incapacité à nommer un ennemi et à l’écarter fait aussi partie intégrante du problème… mais comment contrôler le recrutement des agents et comment éviter certains risques sans atteindre au sacro-saint principe de non-discrimination ?
Si la dérive islamiste peut être pointée du doigt, le mal est bien plus profond : ce sont tous les édifices institutionnels français, la police notamment, qui sont en déshérence, faute de moyens parfois, de compétence souvent et de vision à long terme toujours. L’absence d’unité et de désir d’avenir en commun dans le pays mène nécessairement au chaos. Le drame de la Préfecture n’est pas le premier mais ce n’est aussi assurément pas le dernier.
Il laisse en tout cas une nouvelle fois de nombreuses questions en suspens : comment la France peut-elle laisser se développer sur son sol une religion qui lui est étrangère et qui est financée par des monarchies sunnites comme l’Arabie Saoudite, dont les liens avec le terrorisme takfiri n’est plus à prouver ? Quelle réponse les gouvernants peuvent apporter aux menaces qui pèsent sur la société ? Peut-on encore faire confiance à des structures institutionnelles désuètes, probablement en partie infiltrées et très certainement peu désireuses du Bien commun ?
Le drame de la Préfecture sera certes bientôt rangé au rang des nombreux faits divers mais il rappelle une nouvelle fois la transformation profonde de la société française. Une transformation en forme d’ensauvagement face à laquelle, les français du 21ème siècle semblent bien démunis.
ce sujet sera abordé lors du**JT de TV Libertés** de ce soir