09 septembre 2021
Élections au Maroc : cinglant échec des islamistes

A la tête du Gouvernement marocain depuis dix ans, le parti islamiste vient de subir une lourde défaite lors des élections législatives d’hier et ce, au profit des libéraux, proches du Palais.
Selon des résultats provisoires,donnés par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, le** PJD, parti de la justice et du développement, islamiste, s’effondre, passant de 125 à 12 sièges**.
Ses principaux rivaux le RNI, Rassemblement national des indépendants, mais aussi le PAM, parti authenticité et modernité, tous deux libéraux, tiennent la tête avec, respectivement, 97 et 82 élus. Le parti de l’**Istiqlal (centre-droit) **remporte, lui, 78 élus. Soit un total de 257 députés libéraux sur 395.
Le Roi **Mohammed VI **nommera un chef du gouvernement issu de la formation arrivée en tête lors de ce scrutin législatif, lequel succédera ainsi à Saad-Eddine El Othmani, et sera chargé de constituer un exécutif pour cinq ans.
Les résultats définitifs devraient être connus demain jeudi.. Ceux-ci sont d’autant plus significatifs que** la participation a atteint 50,35%**, alors qu’elle avait plafonné à 43% lors des dernières législatives de 2016. Il semble que le fait d’avoir couplé ce scrutin avec d’autres élections, communales et régionales en l’occurrence, ait incité les 18 millions d’électeurs à se déplacer pour élire leurs 395 députés.
Les islamistes, mauvais perdants, ont dénoncé ”de graves irrégularités” et “la distribution obscène d’argent à proximité des bureaux de vote”. Selon le ministre de l’Intérieur, les élections se sont déroulées* “dans des circonstances normales, hormis certains cas isolés”*.
Catherine Haudelisle