16 avril 2022
Elon Musk, nouveau superhéros de la liberté d’expression ? (BV)

BV - Il faut vivre aux États-Unis ou connaître des Américains ou des expatriés français là-bas pour prendre la pleine mesure de la violence des débats politiques et sociétaux, outre-Atlantique. Débats dans lesquels Twitter a souvent été au centre, pour ne pas dire, le centre, et pas seulement du temps de Donald Trump, jusqu’à son incroyable exclusion-censure. Si, en France, ponctuellement, des polémiques naissent et s’alimentent de Twitter, son poids dans la vie de la cité française est sans commune mesure avec ce que le plus simple des réseaux sociaux représente aux États-Unis. Twitter y fait une partie de l’actualité, au quotidien, et son influence sur les marchés américains (et le NASDAQ, en particulier) y est colossale.
L’intérêt subit de l’entrepreneur omnipotent et tout-puissant Elon Musk pour Twitter, et surtout la somme colossale qu’il est disposé à mettre sur la table pour l’acquérir, à savoir près de 43 milliards de dollars (40 milliards d'euros), sont à l’échelle de la démesure américaine. « Le reste du monde, c’est un bonus », est on tenté de dire. Au jeu de Risk™ des médias mondiaux, en contrôler un puissant, très puissant aux États-Unis, est un atout stratégique. On est tenté d’écrire « pour gagner », si la partie qui se joue pour le contrôle du 4e pouvoir devait prendre fin un jour. Rien n’est impossible, dans ce monde d’incertitudes.
Elon Musk, l’empêcheur de tourner en rond
Quand Elon Musk a lancé Tesla, l’intégralité des grands patrons de l’automobile se moquaient de lui, persuadés qu’il se planterait lamentablement. Aujourd’hui, Tesla gagne non seulement de l’argent, mais l’entreprise vaut 1.000 milliards de dollars en Bourse. À comparer aux… 60 milliards d’euros de capitalisation boursière de Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Chrysler, Jeep, etc). En réalité, Tesla, qui a produit moins d’un million de voitures en 2021, vaut plus en Bourse que… l’ensemble des constructeurs automobiles du monde réunis !