19 juin 2019
Etats-Unis : Donald Trump en campagne pour un second mandat

« Keep America Great » c’est le slogan qu’a choisi le président Donald Trump pour lancer sa campagne électorale de 2020. C’est en Floride que le pensionnaire de la Maison Blanche a entamé les hostilités en montrant déjà les signes d’une campagne résolument offensive, ce qui a fait son succès en 2016 avec toujours ses thèmes de prédilections et des attaques ciblés contre ses opposants et les médias qui lui sont hostiles. Ainsi, CNN a même coupé sa diffusion du meeting d’ouverture du candidat quand ses supporter ont repris en cœur « CNN sucks » comprendre poliment « CNN c’est nul ».
Une campagne qui démarre sur les chapeaux de roue dans un État de Floride qui n’a pas été choisi au hasard puisqu’il s’agit d’un « swing state », un « Etat Pivot », comprendre un territoire qui vote tantôt républicain tantôt démocrate et qui sont en quelques sorte les faiseurs de rois étasuniens.
Confiant, le président D. Trump promet un séisme électoral en sa faveur accompagné de son épouse Melania et de son vice-président Mike Pence. Pour remporter une élection, il faut avant tout s’assurer le soutien de sa base, ce que le président républicain a bien compris, d’où le lancement des hostilité de manière débridée. Une manière aussi de mettre la pression sur un camp démocrate divisé et qui va devoir se trouver un champion apte à rendre coup pour coup à Donald Trump.
Les démocrates justement en ont pris pour leur grade lors de cette première étape de campagne, le président n’hésitant pas à affirmer que voter pour un de leur candidat c’est « voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain »… la ficelle est un peu grosse tant ses opposants semblent bien loin des standards du socialisme mais la rhétorique plaît à son public ! Outre Atlantique, Donald Trump ne laisse personne indifférent et il entend bien jouer sur les passions qui l’entourent entre des opposants qui lui vouent une véritable haine et des soutiens populaires qui l’adulent.
Fort d’un bilan économique flatteur, le président Trump a su faire baisser le chômage à un niveau historiquement bas ! Côté politique international, si le pensionnaire de la Maison Blanche maintient ses positions obtuses vis-à-vis de l’Iran et son alignement sur l’Etat hébreux… une position qui flatte les néo-conservateurs… tout en ne froissant finalement pas tant que ça les tenants d’une ligne isolationniste. En effet, sous son mandat, et en dépit de discours guerriers, les Etats-Unis ne sont pas entrés en guerre, Donald Trump se cantonnant à gonfler les muscles, faire des déclarations à l’emporte-pièce et imposer des restrictions économiques à Téhéran. Un bilan qui pourrait presque paraître pacifiste si en comparaison à ce que proposait la candidate va-t’en guerre démocrate Hillary Clinton pour qui la nation Perse était un ennemi à abattre.
Si la route sera encore longue pour une réélection, Donald Trump peut aujourd’hui espérer marcher dans la voie tracée par ses trois prédécesseurs : Barack Obama, George Bush et Bill Clinton qui étaient parvenus à faire la passe de deux. Reste à savoir qui les démocrates choisiront pour tenter de faire vaciller Donald Trump.
Ce sujet sera abordé lors du**JT de TV Libertés** de ce soir