17 mai 2019
Européennes : coups bas et coups de com’ à une semaine des élections

Le suspens est à son comble : dans une semaine des millions d’européens et de français se rendront aux urnes pour élire leurs représentants au parlement européen et les derniers jours de la campagne sont l’occasion pour les partis de tirer à vue sur leurs adversaires !
Branle-bas de combat à une semaine des élections
Les élections européennes, ses sondages, ses campagnes pour changer l’Europe et ses coups bas de dernières minutes. Alors qu’une semaine nous sépare du scrutin, tout s’accélère et les principales formations sont en branle pour mobiliser leurs électeurs.
Alors que le scrutin a été dominé par une opposition entre le parti présidentiel (LREM) et le Rassemblement National, les sondages annoncent bien ces deux formations au coude à coude. Les différentes études d’opinion donnent tantôt la liste de Jordan Bardella (RN) en tête, tantôt celle de Nathalie Loiseau (LREM), les deux formations se situant dans une tranche située entre 22 et 25 % d’intention de vote.
Les Républicains, vers une surprise de dernière minute ?
Les Républicains, qui se verraient bien en trouble fêtes de ce duel imposé oscille entre 10 et 15 % mais peuvent compter sur une fin de campagne sur les chapeaux de roue et un réel ancrage local pour mobiliser leurs électeurs. Derrière eux, La France Insoumise et Europe Ecologie Les Verts sont donnés à 8 % quand le Parti Socialiste atteindrait tout juste les 5 % nécessaires pour obtenir des élus.
Beaucoup d'appelés mais peu d'élus ?
Ainsi sur les 34 listes présentes, il ne pourrait finalement y avoir que 5 formations qui envoient des élus à Bruxelles… à moins que le PS, Debout La France et le Parti Communiste parviennent à atteindre la barre fatidique des 5 points. Les listes souverainistes pour une sortie de l’UE et menées par Florian Philippot et François Asselineau n’ont-elles pas fusionnées et peineront à atteindre le seuil de remboursement de campagne fixé à 3 %.
Derrière, difficile d’imaginer Générations de Benoît Hamon et l’UDI arriver à envoyer des élus au parlement européen. Les plus petites listes, elles, auront eu pour but principal de transmettre un message souvent peu relayé par les grandes formations, c’est le cas du parti animaliste, de la liste contre le grand remplacement ou encore de la liste reconquête menée par Vincent Vauclin.
Les listes Gilets Jaunes, elles, ne devraient pas créer de surprise tout comme la liste communautariste Union des démocrates musulmans français (UDMF)… qui confirme cependant l’implantation institutionnelle de ce segment électoral.
Le temps des coups bas et des coups de com'
Et pour la dernière ligne droite de cette élection, le temps des coups bas et des coups de com’ est arrivé. Alors que les hostilités se sont accélérées avec le débat opposant la tête de liste RN Jordan Bardella à la fébrile tête de liste de la majorité présidentielle Nathalie Loiseau… ce sont des photos privées d’assistant parlementaire patriotes qui sont sorties sur les réseaux sociaux visant à discréditer le parti de Marine Le Pen. Avant cela, c’est le ralliement d’un conseiller Régional Insoumis au Rassemblement National qui a fait couler pas mal d'encre et témoignant de la fracture dans la formation mélenchoniste entre souverainiste et indigéniste.
Emmanuel Macron sort de son devoir de réserve
Le président de la république, sortant de la réserve qui doit être la sienne selon l’esprit de la constitution, aura de son côté tout fait pour soutenir sa tête de liste à la dérive. Pour cela toutes les occasions sont bonnes notamment sont passage au salon Viva Tech à Paris jeudi. L’occasion de faire profiter son auditoire de son aisance dans la langue de Shakespeare.
Le discours est toujours sensiblement le même accélérer et changer l’Europe… une rengaine bien suivie par le premier ministre, en campagne également et qui soutient désormais l’idée d’une souveraineté française garantie par l’Europe… un bien bel exercice de contorsion idéologique.
Au-delà du seul scrutin français, ce sont les rares projections au niveau européen qui ont un réel intérêt. En effet, quelle que soit la liste qui arrivera en tête en France, les députés devront se trouver des alliés pour former des groupes et une majorité devra émerger. Et c’est là que les choses se compliquent puisque les adversaires d’aujourd’hui deviendront les alliés de demain. La pousser des mouvements populistes et patriotes partout en Europe pourrait ainsi favoriser une coalition de la gauche européenne et de la droite du PPE formant ainsi une sorte d’ensemble centriste tandis qu’un scénario voyant l’émergence d’une droite alliée aux patriotes et populistes paraît elle bien improbable.
Une chose est sûre, dans cette dernière ligne droite où de nombreuses formations jouent leur va-tout, les partis en présence vont multiplier les coups de com’ et sortir des vilains dossiers sur leurs adversaires ce qui devrait donner une dernière semaine de campagne agitée !
Ce sujet sera abordé lors du **LE JT**de **TVLibertés **de ce soir !