18 février 2019
Fin de l'A380 : pas de conséquence sur l’emploi à Airbus Nantes et Saint-Nazaire

Si l’arrêt de l’A380, annoncé par le PDG d’Airbus Tom Enders, crée le choc tant pour les utilisateurs que les employés des usines Airbus bretonnes, il ne devrait pas pour autant conduire à des licenciements. En effet, seuls 100 salariés en tout étaient encore occupés sur l’avion à Nantes. La production des derniers éléments devrait s’arrêter courant 2019 et les salariés déployés ailleurs.
A l’échelle du groupe, 3500 salariés sont cependant concernés. Mais les programmes de fabrication en cours pour l’A320, A330 et A350 – de gros succès commerciaux – nécessitent d’importants . Les usines bretonnes d’Airbus fabriquent les caissons centraux de voilure, le radôme (nez), les entrées d’air des réacteurs et les ailerons. En Allemagne cependant où les usines de Brême, Hambourg, Buxtehude et Stade produisent de nombreux éléments de l’A380, l’on envisage déjà le « » d’éléments produits hors-UE comme dessharklets (ailettes en bout d’aile) assemblés en Corée du Sud ou des éléments d’A350 produits en Turquie pour reclasser les salariés concernés en interne.