27 août 2022
Guerre en Ukraine : pour Dmitri Medvedev haut responsable russe : "L'opération militaire spéciale [en cours] est menée pour empêcher qu'une troisième guerre mondiale ne se produise"
![Guerre en Ukraine : pour Dmitri Medvedev haut responsable russe : "L'opération militaire spéciale [en cours] est menée pour empêcher qu'une troisième guerre mondiale ne se produise"](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/20/guerre-en-ukraine-pour-dmitri-medvedev-haut-responsable-russe-loperation-militaire-speciale-en-cours-est-menee-pour-empecher-quune-troisieme-guerre-mondiale-ne-se-produise.png)
27 août 2022
![Guerre en Ukraine : pour Dmitri Medvedev haut responsable russe : "L'opération militaire spéciale [en cours] est menée pour empêcher qu'une troisième guerre mondiale ne se produise"](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/20/guerre-en-ukraine-pour-dmitri-medvedev-haut-responsable-russe-loperation-militaire-speciale-en-cours-est-menee-pour-empecher-quune-troisieme-guerre-mondiale-ne-se-produise.png)
Le haut responsable russe a en premier lieu expliqué que son pays était déterminé à tout faire pour qu'une troisième guerre mondiale n'ait pas lieu.
«La politique de notre pays est destinée précisément à cela [...] L'opération militaire spéciale [en cours] est menée pour empêcher qu'une troisième guerre mondiale ne se produise», a-t-il par exemple déclaré, s'inquiétant ici de la volonté affichée ces dernières années par Kiev d'adhérer à l'OTAN. «Si l'Ukraine [...] rejoignait l'OTAN, et que, par la suite, [un dirigeant ukrainien] lançait une opération militaire contre le territoire russe — par exemple, contre la Crimée —, cela signifierait le début de la Troisième Guerre mondiale», a-t-il expliqué.
Pour rappel, une adhésion ukrainienne à l'Alliance atlantique a été à plusieurs reprises défendue par Volodymyr Zelensky comme une possibilité pour son pays de bénéficier de nouvelles garanties de sécurité, tandis que Moscou s'y est toujours opposé, dénonçant une politique d'élargissement de l'OTAN en direction des frontières de la Russie. Celle-ci y voit une trahison des promesses occidentales qui auraient été faites à l'URSS à la fin de la guerre froide.
[Zelensky] dépend de décisions d’autres pays [...] Il ne mène pas de politique indépendante
Dmitri Medvedev a ainsi expliqué que son pays émettait pour l'heure des réserves considérables sur la construction d'un dialogue de confiance avec l'actuel président ukrainien. «Zelensky représente l’Ukraine telle qu’elle est aujourd’hui, [mais à la question de] lui faire confiance, la réponse est négative», a-t-il affirmé, pointant «le manque d'expérience», selon lui, du dirigeant ukrainien. «Il dépend de décisions d’autres pays [...] Il ne mène pas de politique indépendante», a poursuivi le vice-président du Conseil de sécurité de Russie.
Par ailleurs, face aux termes décrivant une «guerre brutale et meurtrière menée par la Russie» utilisés par le journaliste de LCI, Dmitri Medvedev a opposé huit années de «persécution» des populations des Républiques de Donetsk et de Lougansk, à majorité russophone et victimes selon lui d'une «politique d'agression directe» de la part de Kiev.
Pour rappel, l'année 2014 a été marquée par le soulèvement du Maïdan activement appuyé par l'administration américaine. Ce coup d'Etat auquel ont pris part des groupes néonazis tels que Svoboda ou le Secteur droit (Pravyï sektor) s'était soldé par le départ du président Viktor Ianoukovitch, alors qualifié en Occident de pro-russe et l'arrivée au pouvoir de Petro Porochenko.
Depuis lors et malgré des remaniements ainsi que l'élection de Volodymyr Zelensky en 2019, Kiev est restée engagée dans un conflit armé avec les deux républiques du Donbass susmentionnées, conflit qui, selon les chiffres de l'ONU, a causé plus de 10 000 morts en huit ans.
👉 Une responsabilité historique de Medvedev avec Vladimir #Poutine, d’avoir causé une #guerre brutale et meurtrière ?
🗣️ Dmitri #Medvedev affirme que c’est l’Occident qui n’a pas entendu ses appels depuis 2014.
📺 #Le20hdeDariusRochebin | @DariusRochebin pic.twitter.com/7ONLA57Riq
— LCI (@LCI) August 26, 2022
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«La France sait faire des diagnostics médicaux. [Quand] le président Macron déclare que l'OTAN est en état de "mort cérébrale", c'est un bon médecin, il m'est difficile de ne pas être d'accord avec lui», a-t-il commenté, estimant qu'il était possible de discuter avec le dirigeant français.
«[La] conversation entre le président Macron et le président Poutine est mutuellement respectueuse et porte un caractère régulier. Oui, les positions divergent très fortement, mais, du moins, le dialogue se poursuit. Et il me semble que c'est ce qu'il faut faire», a ajouté le haut responsable russe.
👉 Une responsabilité historique de Medvedev avec Vladimir #Poutine, d’avoir causé une #guerre brutale et meurtrière ?
🗣️ Dmitri #Medvedev affirme que c’est l’Occident qui n’a pas entendu ses appels depuis 2014.
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— LCI (@LCI) August 26, 2022
Article par ***RT France ***