06 mars 2020
Hidalgo, vélo, bobo (Présent)

**Présent **- Que retenir du débat LCI/20 minutes qui, le 4 mars, réunit les sept candidats à la mairie de Paris ? D’abord, le sérieux et la connaissance des dossiers de Serge Federbusch dont la liste, « Aimer à Paris », est soutenue par le Rassemblement national. Mais cet énarque qui, chiffres à l’appui, critiqua sévèrement la gestion de l’actuelle municipalité, est aussi un homme de convictions. « Si j’étais élu, je commencerais par couper les vivres à toutes les associations d’aide aux migrants qui importent de nombreuses maladies et notamment la tuberculose **», **déclara-t-il d’emblée.
Ensuite, les appels du pied répétés d’Agnès Buzyn – usant et abusant de sa qualité de médecin mais très gênée quand on la renvoyait à sa désertion devant le coronavirus – à son ancien camarade de parti Cédric Villani, dont les voix seront très disputées au second tour, d’où l’amabilité à son égard de Rachida Dati qui arrivera sans doute en tête le 15 mars, mais ne disposera guère de réserves le 22. Ce qui l’incite à draguer sur sa droite en insistant sur la propreté et la création d’une police municipale armée.
Si l’Insoumise Danielle Simonnet fut dans son rôle d’adversaire à forte valeur démagogique ajoutée (cf. ses appels pour nos frères migrants et sa promesse d’« offrir un vélo à tous les Parisiens de moins de 16 ans »), le Vert David Belliard ne fut guère à l’aise dans sa posture d’opposant alors que son groupe n’a cessé de soutenir Anne Hidalgo pendant toute la mandature, et fera sans doute liste commune avec elle le 22 mars.
Et Hidalgo, justement ? Une voix doucereuse et un sourire figé camouflant mal son culot de fer et son mépris également de fer pour les contingences matérielles, elle qui a fait exploser la dette de Paris avec sa politique de grands travaux préparatoires à son génial dessein : faire de Paris une « ville cent pour cent vélo ». Et au diable les seniors, les femmes enceintes, les handicapés, les plombiers et autres artisans auxquels elle conseille sans rire d’acheter « un vélo professionnel » pour transbahuter ballons d’eau chaude, volets roulants et autres brimborions !
A son arrivée, elle avait assuré être « venue en métro, par la 1 puis par la ligne 9 ou par la ligne 3 », ajoutant : « Je ne sais plus. » Si mensonge il y a, c’est un mensonge véniel au regard de toutes les contre-vérités assenées par Mme le maire pendant toute la soirée. Puis, le lendemain matin, sur France Info où elle dénonça la dureté des Grecs mauvais envers les hordes lâchées par la Turquie, et se prononça pour l’accueil inconditionnel en France de ces « familles » (sic), « par devoir d’humanité ».