09 octobre 2019
Incendie de Lubrizol : des taux "relativement élevés" de dioxines relevés dans l'air des environs de Rouen

Des nouvelles analyses de l'air des environs de Rouen ont été diffusés par France Bleu. Si les résultats de ces analyses se veulent rassurants concernant certains polluants, comme le dioxyde d'azote, les particules ou le monoxyde de carbone, ils ont révélé un taux "relativement élevé" de dioxines dans l'air, notamment au niveau de la commune de Préaux, au nord-est de Rouen, où il est quatre fois supérieur à la normale.
*"12,66 picogrammes par mètres cubes d'air, pour une valeur repère régionale médiane de 3,40 : "Ces résultats veulent dire qu'il faut faire des examens complémentaires, mais ils ne permettent pas d'être rassurants, détaille Jean-Grançois Gehanno, professeur au CHU de Rouen, qui a analysé les résultats. Il y a un certain nombre de composés cancérogènes qui ont brûlé, si ça se stocke et que les populations continuent à être exposées, il y a un potentiel risque à long terme." *
"Notre échantillon ne permet pas de répondre à la question du danger à long terme", rapporte Véronique Delmas, la directrice d'Atmo Normandie, ajoutant qu'*"il va falloir analyser bien plus d'échantillons." *
Des analyses réalisées par l'observatoire régional de l'air des Hauts-de-France (ATMO) ont révélé "une légère augmentation" des concentrations d'une certaine famille d'hydrocarbures durant les deux jours qui ont suivi l'incendie de l'usine chimique.
Une augmentation de la présence de benzo(a)pyrène a été constatée, un polluant classé cancérogène, mais "la valeur maximale enregistrée est dix fois inférieure au seuil de référence, fixé à 1 ng/m3" par 24H00 en moyenne annuelle, précise l'organisation.