11 avril 2019
"Je préfère être ici plutôt qu’en France" : des femmes de combattants de l'Etat islamique ont recréé Baghouz au camp de Al-Hol, en Syrie

L'Etat islamique* "**est toujours dans nos cœurs et ça, personne ne pourra l’enlever. Même si là, il n’y est plus, il va revenir"*, s'exclame l'une des Françaises parmi les déplacés de Baghouz au campde Al-Hol dans le nord-est de la Syrie. Plusieurs femmes ont livré leur témoignage à franceinfo, n'exprimant aucune intention de rentrer chez elles, au contraire.
"C’est comme si on était encore dans l’Etat islamique, sauf qu’on est enfermées dans un camp et que tout le monde fait sa vie", poursuit l'une des femmes qui se disent françaises. Enveloppées dans leur niqab noir, elles précisent venir de Nice, Paris, Lyon, Toulouse. Elles ont vécu les dernières heures du groupe terroriste à Baghouz avant d’être transférées dans ce camp où s'entassent quelque 70 000 déplacés depuis la chute de l'ultime réduitde l'Etat islamique en Syrie, d'une capacité de 20 000 places. Elles regrettent Daech, disent-elles, et expriment de l'espoir : "Bien sûr qu’il reviendra." Et elles l'ont recréé derrière les barbelés.