02 janvier 2020
« Je souhaite que le Musée du quai Branly se colorise, nous sommes trop blancs »

Stéphane Martin est le président de l’établissement parisien depuis sa création, en 1998. Alors qu’il quittera ses fonctions le 9 janvier, il dresse un inventaire de la vie du musée.
Le 9 janvier, après vingt et une années passées à la tête du Musée du quai Branly, Stéphane Martin quittera ses fonctions de président de cet établissement voué aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques et voulu par Jacques Chirac. A l’heure de quitter votre poste, quelle est, selon vous, l’une des grandes réussites du musée ?
Le désir d’ouverture et de tolérance que nous portons depuis les débuts de l’établissement. Nous avons toujours laissé une liberté totale aux commissaires venus de tous les horizons, avec parfois des approches et des théories totalement différentes de celles des curateurs maison. C’est une des choses dont je suis le plus reconnaissant à l’équipe de conservation du musée. Cela n’existe quasiment nulle part ailleurs.