24 mars 2020
« J'en ai rien à foutre du confinement ! »

Dans le 18e arrondissement de Paris, le respect des règles de confinement demeure toujours difficile à faire appliquer. Reportage édifiant.
Dimanche 22 mars, nous sommes au cinquième jour de confinement dans le pays. La France fonctionne au ralenti, les membres du personnel soignant sont tous mobilisés et les policiers sont très sollicités. Dans le 18e arrondissement, au nord de Paris, les rues sont bien moins fréquentées qu'en temps de bonnes conditions sanitaires. Mais, au regard des restrictions, la densité de population est toujours importante. Au pied du métro La Chapelle, des gendarmes, postés là, filtrent les entrées et sorties étonnamment incessantes pour cette période exceptionnelle de restrictions. Au nez et à la barbe des forces de l'ordre, pourtant très présentes, mais surtout très occupées à contrôler les attestations nécessaires à la circulation, les trafiquants habitués à travailler dans le quartier continuent impunément leur business sur l'espace public. Haschisch, cigarettes de contrebande, médicaments, autres psychotropes, téléphones fraîchement volés, etc., l'offre est très riche, mais les clients sont bien moins nombreux qu'à l'accoutumée.