12 décembre 2023
Jordan Bardella (RN) demande la dissolution de l'Assemblée nationale après le rejet du projet de loi immigration

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a demandé la dissolution de l'Assemblée nationale française. Cette déclaration survient après l'adoption de la motion de rejet contre le projet de loi sur l'immigration, un événement qu'il interprète comme le signe d'une crise politique. J. Bardella, également député européen, a exprimé sa volonté de "revenir au peuple" en tant que solution démocratique, suggérant que la dissolution de l'Assemblée serait un moyen d'y parvenir. De plus, il se dit prêt à assumer le rôle de "premier ministre de cohabitation" si le Rassemblement national sort victorieux d'élections suivant une éventuelle dissolution.
Pour rappel, la motion de rejet contre le projet de loi sur l'immigration, présentée par les écologistes à l'Assemblée nationale, a été approuvée avec 270 voix contre 265, bloquant ainsi son examen. Ce rejet est un revers pour le ministre Gérald Darmanin, qui avait tenté de rallier un soutien majoritaire et proposé sa démission à Emmanuel Macron, mais celle-ci a été refusée par le président.
L'échec du projet de loi, initialement adopté dans une forme plus stricte par le Sénat, reflète une divergence entre les chambres et soulève des questions sur la capacité du gouvernement à obtenir un consensus. La motion a reçu le soutien non seulement des élus de gauche mais aussi des députés des Républicains (LR) et du Rassemblement national (RN).
Face à cette situation, le gouvernement a plusieurs options : retirer complètement le texte, le renvoyer au Sénat pour une seconde lecture, ou convoquer une commission mixte paritaire. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de formuler des propositions pour surmonter les blocages et aboutir à un texte de loi efficace.
Le texte présenté à l'Assemblée nationale avait été considérablement modifié par rapport à la version adoptée par le Sénat, ce qui a accru le mécontentement des députés LR. Olivier Marleix, président du groupe LR, a souligné la nécessité pour le gouvernement de reconsidérer sa position et de se baser sur la version plus stricte adoptée par le Sénat.