02 octobre 2022
L’Américain Paypal contre la liberté d’expression au Royaume-Uni (Ojim)

Ojim- « PayPal a démonétisé la Free Speech Union. Il n’est pas rare que des sociétés financières comme PayPal retirent leurs services à des personnes ou des groupes qui expriment des opinions politiquement controversées, mais c’est la première fois qu’une organisation qui défend le droit des gens à exprimer de telles opinions est démonétisée. C’est un nouveau coup bas qui nous rapproche d’un système de crédit social à la chinoise, dans lequel ceux qui ne suivent pas la ligne du parti sont exclus du système financier. »
Tel est le message que l’on pouvait lire pendant la dernière semaine de septembre sur la page d’accueil de la Free Speech Union, l’Union pour la liberté de parole, une organisation britannique qui défend la liberté d’expression.
La société californienne PayPal n’est sans doute plus à présenter aux internautes et encore moins aux lecteurs de l’Observatoire du Journalisme, puisque c’est un des moyens de paiement que nous utilisons pour recevoir les dons qui nous permettent de continuer à informer sur ceux qui nous informent, c’est-à-dire les journalistes et les médias. Pour le moment, PayPal n’a pas suspendu notre compte, mais si c’était le cas, sans doute les grands médias français ne casseraient-ils pas l’Omerta de rigueur quand est attaqué un média français qui les incommode (voir notamment les attaques des Sleeping Giants contre Valeurs Actuelles ou la suppression de la subvention publique au journal Présent – deux événements totalement passés sous silence par nos grands médias).
En tout cas, il faut croire que la Free Speech Union incommode beaucoup de monde au Royaume-Uni, car peu de journaux, et même aucun de gauche, n’ont parlé de cet acte de censure inédit outre-Manche. Le Guardian, par exemple, quotidien phare de la gauche travailliste, n’en souffle pas mot dans ses colonnes. Et d’ailleurs, selon le site LGBT Pink News, qui mentionne cet acte de censure à la marge d’un article attaquant une personne accusée de « transphobie », la Free Speech Union serait une organisation « anti-LGBTQ+ ». Forcément, puisqu’elle défend la liberté d’expression contre le totalitarisme Woke grandissant au Royaume-Uni, ce dont se sont même inquiétés plusieurs membres du gouvernement et même premiers ministres ces dernières années.
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