13 janvier 2024
L'île de Taïwan se rend aux urnes pour choisir son nouveau président sur fond de tension avec la Chine

Ce samedi, les Taïwanais se sont rendus aux urnes en masse pour choisir leur nouveau président, une élection marquée par la revendication de plus en plus lourde de l'île par la Chine et les menaces de Pékin contre toute aspiration à l'indépendance. Favori du scrutin, le vice-président Lai Ching-te, du Parti démocratique progressiste (DPP), est considéré par les Chinois comme «un grave danger» car il est sur la même ligne que la présidente sortante, Tsai Ing-wen, qui clame que l'île est de facto indépendante.
Les images diffusées par les médias locaux montrent des files d'attente impressionnantes devant les bureaux de vote, qui ont fermé à 16 heures, heure locale (9 heures en France). La particularité de ces élections réside dans le fait que le vote à l'étranger est interdit, poussant de nombreux Taïwanais à revenir dans leur pays pour participer au scrutin. Les résultats, attendus en fin de journée, sont issus d'un scrutin à un tour. Une forte participation est prévue, avec près de 750 000 personnes ayant utilisé les trains pour rejoindre leur ville d'origine, un chiffre supérieur à celui de 2020 (environ 700 000 personnes).
Samedi, des journalistes de l'AFP ont observé un avion de chasse chinois au-dessus de la ville de Pingtan, la plus proche de Taïwan. Pékin a par ailleurs appelé les électeurs à faire «le bon choix» et l'armée chinoise a promis d'«écraser» toute velléité d'«indépendance», selon Le Figaro.