16 février 2023
[La Chronique Agora] Nouveau record pour le CAC 40 ! Malgré l’inflation, la dette, les politiques des banques centrales… le marché a très bien compris à quel point nous vivons une époque bénie !
![[La Chronique Agora] Nouveau record pour le CAC 40 ! Malgré l’inflation, la dette, les politiques des banques centrales… le marché a très bien compris à quel point nous vivons une époque bénie !](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/23/cb469a6a43d92a30155305cb9b015e833ee06a7e.jpg)
Sam Zell – patron d’Equity Group Investments, un « vieux de la vieille » très respecté à Wall Street – n’y va pas par quatre chemins : dans une interview sur CNBC, il a déclaré que « la Fed a lourdement failli » (en fait, il a dit littéralement « elle a merdé grave ») et que « ça va prendre du temps avant que l’inflation se tasse ». Il précise :
« La Fed a maintenu une structure de taux absurdement irréalistes, ce qui a entraîné le gonflement d’une bulle immobilière historique et l’émergence de surcapacités dans le secteur du logement. Des dizaines de milliers d’appartements et de maisons ne trouvent pas preneur, car la plupart des biens sont inaccessibles pour 90% des acheteurs potentiels qui sont désormais dans l’incapacité d’emprunter à 6/6,50%. »
Nous pourrions objecter que, si la bulle immobilière éclate, la chute des prix ne manquera pas de se traduire également par une baisse du coût des matériaux de construction, puis surtout des loyers, ce qui participera à tempérer l’inflation.
Car il faut se mettre dans la peau d’un investisseur qui espérait réaliser des gains rapides sur des maisons dont le prix s’envolait de 20% par an, avec de l’argent emprunté à 3% (mais à taux variable). Si la revente débouche en réalité sur de lourdes moins-values (perte immédiate) parce que les prix vont au tapis, alors il vaut mieux louer (ça paye au moins une bonne partie du crédit) et attendre que les prix remontent pour repasser en « positive equity ».
Dans ce cas, les biens à louer devraient devenir plus abondants, et les loyers devraient donc se modérer. Nous n’irons pas jusqu’à parler de « baisse » quand le taux d’inflation est encore compris entre 6 et 7% mais, en relatif, si les mensualités se stabilisent, cela équivaut à un allègement du budget logement pour le locataire, si son salaire accompagne en partie l’inflation.
Des forces déflationnistes
En Europe, la modération de l’inflation reste un « cadeau du ciel », mais cela pourrait ne pas durer.
En effet, les températures relativement élevées depuis novembre ont permis de conserver des stocks de gaz importants, mais que se passera-t-il cet été ? Cliquez ici pour lire la suite…
Depuis novembre, la consommation de gaz s’avère exceptionnellement faible grâce à un heureux caprice climatique : le Vieux Continent a connu son troisième mois de janvier le plus chaud depuis un siècle en 2023, avec des températures moyennes supérieures de 2,2 degrés à la moyenne.
Du coup, d’énormes stocks de gaz naturel achetés au sommet de la courbe à partir du printemps dernier et jusqu’au mois d’août – c’est-à-dire au plus haut historique – n’ont pas été consommés, et cela n’a pas permis de renouveler les réserves à un prix nettement plus favorable.