04 novembre 2022
La crise du carburant s’aggrave, la pénurie alimentaire menace et les lumières sont sur le point de s’éteindre : En avant… vers le passé - La Chronique Agora

Fin octobre, OilPrice.com rapportait :
« Des acheteurs américains s’emparent de cargaisons de diesel initialement prévues pour l’Europe, alors que la crise s’aggrave.
Selon Reuters, au moins trois pétroliers transportant du diesel en provenance du Moyen-Orient ont changé de cap en cours de route pour se diriger vers les Etats-Unis. Et cette nouvelle concurrence est sur le point de s’intensifier.
[…]* L’Europe va subir un choc majeur en matière d’approvisionnement en diesel, en raison du faible niveau des stocks, et de la forte demande. Le faible niveau des stocks est fortement lié aux arrêts non planifiés dans les raffineries européennes : en France, la baisse de la production de carburant en France dans le cadre de la grève des travailleurs a duré quatre semaines. »*
Pourquoi l’approvisionnement est-il insuffisant ? À cause de la guerre par procuration des Etats-Unis contre la Russie ? Parce que les investisseurs ont retiré leur argent du secteur de l’énergie ? Parce que les compagnies pétrolières et gazières n’investissent pas dans de nouvelles raffineries, de nouveaux puits ou de nouveaux pipelines ? Parce que les gouvernements déclarent la guerre aux combustibles fossiles et s’engagent à les exterminer ? Parce que l’inflation a rendu l’investissement à long terme (celui dont vous avez besoin dans le secteur de l’énergie) trop incertain et trop risqué pour la plupart des investisseurs ?
Bien sûr, c’est un mélange de tout cela. Un vrai « cluster », comme le dit un ami.
Ce n’est pas le premier « cluster » auquel l’humanité fait face. Beaucoup sont passés par là. Mais celui-ci menace d’être le plus gros jamais vu.
Un pas de géant en arrière
Peut-être que cela ressemblera au Grand Bond en avant de la Chine… un pas de géant en arrière pour les personnes concernées. Mais, cette fois, le désastre ne touchera pas qu’un seul pays ; il sera mondial.
Bien sûr, Mao n’avait probablement pas l’intention de tuer 30 à 50 millions de personnes. C’était un « accident », selon certains historiens (d’autres considèrent plutôt cela comme autant de meurtres de sang-froid). On pourrait plutôt parler de « dommage collatéral ».
Mao et ses sbires avaient raison. En 1961, la Chine avait besoin de s’industrialiser. Mais, après quelques années sous la politique de Mao, Deng Xiaoping, qui avait évité de justesse la torture et l’exécution, s’est rendu compte qu’au lieu de rattraper le Japon et l’Occident, la Chine prenait encore plus de retard. Il a également perçu le secret : la vraie richesse ne peut être créée par des politiciens et des bureaucrates… et la vraie prospérité ne peut être dirigée par des planificateurs et des banquiers centraux. Elle doit naître, naturellement, du bas vers le haut. Une économie réelle et prospère est vernaculaire, en d’autres termes. Pas anti-vernaculaire.