24 janvier 2019
La fin de la dictature de Maduro au Vénézuela ?

La dictature de Maduro au Vénézuela semble ébranlée.
Le Vénézuela est une nouvelle fois la démonstration de l’ineptie socialiste. Partout où l’on a voulu que l’État dirige l’économie, décourage l’initiative individuelle au prétexte de redistribuer la richesse, le mécanisme a été le même : la dépense publique a non seulement étouffé la création de richesses, mais elle a freiné l’activité et l’emploi réel. À Caracas, le socialisme est caricatural : il est parvenu à ruiner le pays le plus prospère d’Amérique latine !
On pourrait le décrire à la manière de Pagnol et du célèbre « coquetel à quatre tiers » dont César détaille la confection à Marius. Il y a un petit tiers d’idéologie verbeuse, le « bolivarisme », nationaliste et socialiste, portée par un officier bavard, admirateur de Cuba et hostile à l’oncle Sam, Hugo Chavez. Il y a un bon tiers d’armée politisée et favorisée par le régime. Il y a un troisième tiers constitué par le peuple des pauvres, celui des « Barrios », bénéficiaires du clientélisme organisé par l’État et le parti. Et puis il y a le « quatrième » tiers : le pétrole qui permet au système de fonctionner, et même d’être généreux avec les États-frères. Cette richesse liquide sur laquelle le « chavisme » s’est appuyé est considérable puisque le Vénézuela posséderait les premières réserves mondiales, mais il est devenu le poison du socialisme vénézuélien, lui permettant une gestion ubuesque.