22 octobre 2022
La justice belge a refusé vendredi de remettre l'imam Iquioussen à la France. Sa défense affirme notamment qu'il risque “un procès inéquitable” en France, “à cause de l’ampleur de la polémique”

22 octobre 2022

Un tribunal belge a refusé vendredi d’exécuter le mandat d’arrêt européen ciblant l’imam marocain Hassan Iquioussen, arrêté en Belgique le 30 septembre et réclamé par la justice française pour s’être soustrait à une mesure d’éloignement cet été, a annoncé son avocat belge Nicolas Cohen à l'AFP.
L’imam, fiché S, à qui on reproche “un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraires aux valeurs de la République”, conteste son extradition. Sa défense a notamment plaidé qu’il risquait* “un procès inéquitable” *en France, “à cause de l’ampleur de la polémique”.
Son avocate française, Me Lucie Simon, a estimé de son côté qu’il avait* “respecté purement et simplement la loi française en quittant l’Hexagone pour la Wallonie”.* Elle a par ailleurs fustigé l’émission du mandat d'arrêt européen (MAE) et contesté sa validité, estimant qu’il se fonde “sur une infraction” qui n’est, selon elle, “pas constituée” :* “Pourquoi le rechercher? Pourquoi vouloir le faire revenir?”.*
Enfin, la “soustraction à l’exécution d’une mesure d’éloignement” reprochée au prédicateur islamiste par un juge de Valenciennes “n’est pas une infraction en droit belge”, a souligné Me Cohen. Or une des conditions de l’extradition est que “les deux pays incriminent le même comportement”, a-t-il fait valoir.