12 avril 2019
La nouvelle campagne antiraciste de l'UNEF ne passe pas

Plusieurs personnalités se sont insurgées contre la nouvelle campagne antiraciste de l'UNEF et contre leur opposition à une pièce d'Eschyle comportant des "blackfaces" le 27 mars dernier à la Sorbonne. Dans une tribune publiée dans l'Obs, l'écrivain Pierre Jourde qualifie même l'organisation de «syndicat de talibans (...), idiot, totalitaire, analphabète et obscurantiste».
Dénonçant une «confusion mentale» chez les* «crétins incultes»* et «demeurés de l’UNEF», l'écrivain s'interroge au sujet du théâtre : «Est-ce qu’il faut absolument avoir été centurion, bossu, auvergnat ou sioux pour jouer un centurion, un Auvergnat, un bossu ou un Sioux ? Est-ce que tous les bossus doivent faire interdire les pièces où on montre des bossus ?» Selon lui, leur perception du «racisme omniprésent à l’échelle nationale [...] relève en grande partie de la paranoïa racialiste». L'écrivain affirme que les «crispations identitaires» actuelles au sein du syndicat «sont plus caractéristiques de la droite la plus régressive que de la gauche». Et d'après lui, leur «guerre contre la culture» s'apparente plus au «nazisme qu'aux gardes rouges».
De son côté, Jean-Frédéric Poisson avait dénoncé une automutilation culturelle suicidaire suite à la censure de la pièce de théâtre
https://twitter.com/jfpoisson78/status/1115959688653418496
Le professeur de philosophie Raphaël Enthoven, qui a retweeté la vidéo "antiraciste" de l'UNEF, accuse le syndicat de gauche d'agir «pour que le racisme avance, pour que les gens soient réduits à la couleur de leur peau, et pour qu'une République où le racisme est un délit soit tenue pour "systémiquement raciste"».