10 novembre 2023
Le Conseil d’État annule la dissolution des Soulèvements de la Terre mais confirme celles de trois groupes, dont l'Alvarium

Le Conseil d'État a tranché en faveur des Soulèvements de la Terre en **annulant**la dissolution du mouvement écologiste décidée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Cette annulation représente un revers significatif pour le ministre, dont la mesure a été jugée ni "adaptée", ni "nécessaire", ni "proportionnée" suite aux affrontements de Sainte-Soline. Des affrontements qui avaient pourtant été particulièrement violents.
Le Conseil d'Etat **précise**qu'"Une dissolution est justifiée à ce titre si une organisation incite, explicitement ou implicitement, à des agissements violents de nature à troubler gravement l’ordre public. Peut constituer une telle provocation le fait de légitimer publiquement des agissements d’une gravité particulière ou de ne pas modérer sur ses réseaux sociaux des incitations explicites à commettre des actes de violence. Par ailleurs, il est aussi possible de dissoudre une association ou un groupement qui provoque ou contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence envers les personnes en raison notamment de leurs origines ou de leur identité (2). Après avoir apprécié le degré de gravité des provocations reprochées à ces quatre organisations, le Conseil d’État annule la dissolution des Soulèvements de la Terre mais confirme celles du Groupe Antifasciste Lyon et Environs (dit « la GALE »), de l’Alvarium et de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI)".
Dans le même temps, des militants de l'Alvarium, groupe angevin identitaire, catholique et social, dissous en 2021, ont réagi à cette nouvelle sur Telegram et dénoncent "un simulacre de justice" , ainsi qu'une *"grave dérive liberticide (qui) confirme que le pouvoir macronien ne tolère aucune contestation en dehors des violences caricaturales de l'extrême-gauche et de la mascarade électorale à laquelle 1 français sur 2 refuse désormais de participer". *