15 janvier 2020
Le Parquet national financier ouvre une enquête préliminaire visant Ségolène Royal au sujet de ses activités en tant qu'ambassadrice des pôles

15 janvier 2020

Selon Franceinfo, le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire visant Ségolène Royal afin de vérifier l'utilisation que l'ancien ministre de l'Environnement a fait des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles. La Brigade de répression de la délinquance économique a été chargée des investigations il y a un mois après plusieurs révélations concernant l'ancien ministre.
L'enquête a pour but de vérifier l'utilisation que l'ancienne ministre a fait des moyens mis à sa disposition par le Quai d'Orsay et le ministère de la Transition écologique. Les deux ministères se partagent le financement des trois collaborateurs mis à sa disposition et de l'enveloppe de 100 000 euros de frais de mission et de représentation dont elle dispose. Selon les révélations de Radio France, Ségolène Royal a utilisé les moyens que le Quai d'Orsay met à sa disposition pour des missions qui semblent très éloignées de sa fonction d'ambassadrice des pôles, qu'elle occupe depuis septembre 2017.
Par ailleurs, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 a reçu le 7 janvier de la part des deux secrétaire généraux du Quai d'Orsay un courrier, évoqué par le Canard enchaîné, lui rappelant son «devoir de réserve» et l'invitant à mettre fin à ses fonctions d'ambassadrice des pôles :* «Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en œuvre de laquelle, en votre qualité d'ambassadrice [...] vous êtes étroitement associée.»* Le courrier précise également qu'«un prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à [ses] fonctions d'ambassadrice». Ségolène Royal a pris les devants en annonçant cette nouvelle dès le 14 janvier sur son profil Facebook et en déclarant : «Je comprends par cette lettre que le président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain Conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution. J’en prends acte.»