30 mai 2020
Le syndicat étudiant de gauche "Unef" demande que tous les étudiants obtiennent une note minimale de 10/20 à la Sorbonne, compte tenu des conditions de travail durant la crise sanitaire

Le syndicat étudiant de gauche "Unef" exige que la Sorbonne note au-dessus de la moyenne tous les examens de fin d'année, compte tenu des conditions de travail durant le confinement. L'organisation écrit dans une publication parue le 8 avril sur le site Mediapart, en langue inclusive, que pour «lutter contre l'échec de masse […] de toute une génération», la Sorbonne se doit de remplacer les examens par «des devoirs maison, sans télésurveillance et aux délais indicatifs». De même, tous les étudiants devraient obtenir «a minima la note de 10/20 à leur semestre, filet de sécurité assurant une évaluation sans faire échouer toute une génération».
L'Unef poursuit: «Nous faisons également face à l’anxiété et au stress du confinement et sommes ainsi bien loin de conditions sanitaires propices à une évaluation classique […] Aucun.e étudiant.e ne doit être pénalisé.e par les mesures prises pour la santé de tou.te.s. Aucun.e étudiant.e ne doit rater son semestre faute de matériel informatique, faute de logement décent, faute d’argent tout simplement.»
Tous les étudiants et professeurs ne semblent pas soutenir cette mesure. En effet, le syndicat**La Cocarde étudiante **estime que «le diplôme "pour tous", c'est la dévaluation pour tous». Et d'ajouter que «cela revient à faire valider automatiquement l'année pour tous. Il faut bien comprendre que le contexte sanitaire n'a été qu'un prétexte à tout ceci, et que cette braderie des diplômes s'inscrit parfaitement dans le logiciel idéologique de la gauche étudiante».
[3/3] La Cocarde soutient sans réserve l'ensemble des professeurs qui, soucieux préserver la valeur des diplômes des étudiants, se pourvoiront en cassation devant le Conseil d'État afin de faire annuler cette mesure. Le diplôme "pour tous" c'est la dévaluation pour tous !
— La Cocarde Étudiante (@CocardeEtud) May 26, 2020
Guilhem Carayon, responsable du syndicat étudiant ''Uni'' (droite) à Paris 1, pose la question du mérite : «Sans la possibilité de l’échec, quel sens donne-t-on à la réussite ?»