23 mars 2020
Le trafic de drogue échappe au confinement - Thibault Bastide

Les dealers de drogue tentent d’échapper au confinement. Depuis une semaine maintenant, la France est au ralenti, l’économie aussi mais pas le commerce parallèle. Même en cette période inédite pour lutter contre le coronavirus, le trafic de drogue se poursuit et certains dealers bravent les mesures gouvernementales de confinement pour tenter de faire perdurer leur commerce illégal. Et toutes les méthodes sont bonnes pour y arriver… A Melun en Seine-et-Marne, des trafiquants vêtus de combinaisons blanches et portant masques de protection respiratoire et gants, auraient donné rendez-vous à leurs clients dans la rue, tout en vantant les bienfaits de leurs marchandises sur les réseaux sociaux. Si les dealers sont toujours au rendez-vous, les clients, eux, se font en revanche plus rares, confinement oblige. En Ile-de-France, un coup de frein a été constaté par les forces de police après un pic d’affluence enregistré juste avant l’entrée en vigueur des mesures gouvernementales. La clientèle parisienne n’ose plus franchir le périphérique pour aller s’approvisionner en Seine-Saint-Denis notamment. Cependant, lorsque l’on s’éloigne de Paris, la situation est bien différente et l’effet confinement se fait moins ressentir. Et pour cause, les forces de police, mobilisées pour assurer la bonne tenue du confinement, ne peuvent pas être au four et au moulin. Le trafic y est donc décomplexé et les dealers proposent même des livraisons à domicile.
**Le trafic de drogue se poursuit mais pendant combien de temps? **
C’est toute la question… En raison du confinement et du renforcement des contrôles aux frontières, certains dealers n’arrivent plus à s’approvisionner et les stocks s’épuisent. Une situation qui pourrait provoquer de nombreuses tensions entre les trafiquants. Des affrontements pour récupérer les stocks des bandes rivales ne sont pas à exclure si le confinement venait à se prolonger. Une crainte qui préoccupe les autorités.
Chaque année, la seule consommation de cannabis en France générerait un milliard d’euros par an, pour 2,7 milliards d’euros toutes drogues confondues, selon les données de l’INSEE de 2018.
**Thibault Bastide **